Macky Sall défend sa candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU
L’ancien président sénégalais plaide pour une candidature fondée sur les compétences et l’expérience, malgré des divisions au sein du continent africain.
Clôturant, le mercredi 22 avril, la série d’auditions organisées par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall s’est présenté comme un candidat déterminé à incarner un leadership global, au-delà des clivages géopolitiques.
Cette phase d’échanges s’inscrit dans le processus de désignation du futur secrétaire général, appelé à succéder à António Guterres à l’issue de son mandat.
Seul Africain parmi les quatre prétendants en lice, l’ancien chef d’État sénégalais se distingue également par un parcours extérieur au système onusien. Une particularité qu’il revendique pleinement, mettant en avant son expérience politique nationale et internationale plutôt qu’une carrière interne au sein de l’institution.
« Je ne suis pas ici simplement comme une voix du Sud s’immisçant dans les affaires du Nord », a-t-il déclaré devant les États membres. « Après un secrétaire général issu du Nord, il est légitime que je me porte candidat. Ce qui importe, c’est de choisir la personne la plus apte à diriger l’organisation dans le contexte actuel. »
Toutefois, sa candidature, portée par le Burundi, ne fait pas l’unanimité sur le continent africain. L’absence de soutien de l’Union africaine constitue un revers notable, d’autant que vingt États membres, dont le Sénégal, s’y sont opposés.
Face à ces réserves, Macky Sall a tenu à rappeler les dispositions de la Charte des Nations unies : « Pour être candidat, il suffit d’être parrainé par un État membre. Idéalement, ce soutien provient de votre propre pays, mais son absence ne saurait constituer un obstacle. Je ne suis pas superstitieux », a-t-il affirmé, dans un ton mêlant pragmatisme et défi.
La désignation du prochain secrétaire général est attendue à l’automne, pour une prise de fonctions prévue le 1er janvier 2027. D’ici là, les négociations diplomatiques s’annoncent décisives dans une élection où les équilibres régionaux et les jeux d’influence pèseront fortement.