Le Nigeria priorise la lutte contre les VBG et dénonce les violences sexuelles signalées à Ozoro

Détails avec Glory Ohagwu, Abuja

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La ministre des Affaires féminines et du Développement social, Hajiya Imaan Sulaiman-Ibrahim, a réaffirmé que le gouvernement fédéral, dans le cadre de l’Agenda «Renewed Hope» du président Bola Ahmed Tinubu, demeure engagé à garantir «la sécurité, la dignité et la protection des femmes et des filles, en veillant à ce qu’aucune victime ne soit réduite au silence, ignorée ou privée de justice».

Dans une déclaration condamnant les cas signalés d’agressions sexuelles et de harcèlement dans la communauté d’Ozoro, située dans la zone de gouvernement local d’Isoko North, dans l’État du Delta, au sud du Nigeria, la ministre a qualifié ces actes de «profondément troublants, inacceptables et contraires à toutes les normes de dignité humaine, de sécurité publique et d’État de droit».

Son communiqué a souligné «l’urgence de renforcer l’action collective contre les violences basées sur le genre», exprimant «une profonde inquiétude face aux informations alarmantes en provenance d’Ozoro, dans l’État du Delta, où des femmes auraient été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement lors d’activités liées à un festival local à Isoko North», ajoutant que ces faits ont été «largement décrits dans le débat public comme reflétant des éléments d’une “culture du viol”».

S’appuyant sur les dispositions de la Constitution de la République fédérale du Nigeria et de la loi sur l’interdiction des violences contre les personnes (VAPP Act), Sulaiman-Ibrahim a insisté sur le fait qu’«aucune pratique culturelle ou traditionnelle ne peut justifier ni excuser les violences sexuelles sous quelque forme que ce soit».

La ministre a rappelé que «la section 1 interdit toutes les formes de violence ; la section 14 criminalise les pratiques traditionnelles néfastes ; et la section 15 interdit les traitements cruels, inhumains et dégradants», précisant que «l’agression sexuelle constitue une infraction pénale grave et que toutes les allégations doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies, les auteurs devant être pleinement tenus responsables conformément à la loi».

Elle a salué «la réaction rapide du commissaire de police du commandement de l’État du Delta, le CP Aina Adesola» et a appelé à «une enquête transparente, approfondie et accélérée afin que toutes les personnes impliquées soient identifiées et traduites en justice sans délai».

La ministre a également promis «d’intensifier la collaboration avec le ministère des Affaires féminines et du Développement social de l’État du Delta» afin de garantir la mise à disposition de «soins psychosociaux, d’une prise en charge médicale et d’une assistance juridique» aux victimes.

Elle a en outre affirmé que son ministère «renforcera un dialogue durable avec les chefs traditionnels, les institutions communautaires et les parties prenantes concernées» afin de s’assurer que «la culture ne soit pas détournée pour servir de couverture à la violence».

Enfin, Hajiya Sulaiman-Ibrahim a exhorté le public à «soutenir les enquêtes en cours et à coopérer pleinement avec les forces de l’ordre », soulignant que «la vigilance collective et la coopération sont essentielles pour garantir que justice soit non seulement rendue, mais aussi perçue comme telle».

 

 

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