Climat et école: Abuja FCT mise sur la formation des enseignants
Un programme de formation vise à renforcer la culture climatique et l’engagement environnemental dans les écoles secondaires de la capitale nigériane.
Le Département du changement climatique du Federal Ministry of Environment, en collaboration avec la Society for Planet and Prosperity, a lancé une initiative d’éducation climatique destinée à renforcer la sensibilisation environnementale dans les écoles secondaires du Territoire de la capitale fédérale (FCT).
Le programme vise à doter les enseignants des connaissances et des outils nécessaires pour instruire les élèves sur les enjeux du changement climatique et de la durabilité environnementale. L’objectif est également d’améliorer la culture climatique dans les établissements scolaires et de contribuer concrètement à bâtir un Nigéria plus résilient et durable.
Lors de l’atelier de lancement organisé à Abuja dans le cadre de la formation des enseignants du secondaire du FCT, le président de la Society for Planet and Prosperity, le professeur Chukwumerije Okereke, a expliqué que le programme concernera les écoles situées à Bwari, Gwagwalada et au sein de l’Abuja Municipal Area Council (AMAC). La première phase a débuté avec environ 33 à 40 enseignants issus d’écoles d’AMAC.
Les participants sont formés à partir d’un Manuel complet d’éducation climatique élaboré par l’organisation l’année dernière. Ce document couvre les principaux concepts liés au changement climatique ainsi que des approches pratiques à appliquer en classe et dans les clubs climatiques scolaires. Selon le professeur Okereke, il est essentiel que les enseignants maîtrisent pleinement ces contenus afin de transmettre ces connaissances avec assurance à leurs élèves.
Au-delà de la formation initiale, l’accompagnement se poursuivra. L’équipe prévoit de visiter régulièrement les établissements pour offrir des sessions complémentaires de renforcement des capacités, des tutoriels et un appui à la création et à la consolidation de clubs climatiques. « Nous ne les abandonnerons pas après cette formation », a assuré le professeur.
Le directeur des sciences, de la technologie et des mathématiques du SEB, M. Abdullahi Muse Zakir, a souligné que l’ambition est de rendre l’éducation climatique pratique, engageante et orientée vers des solutions concrètes en classe. Il a rappelé que la compréhension scientifique du changement climatique permet de former des leaders et innovateurs responsables pour l’avenir.
Les intervenants ont insisté sur la réalité du changement climatique au Nigéria, notamment dans le FCT, où l’on observe une hausse des températures, des pluies irrégulières, des inondations et une dégradation environnementale. Ces phénomènes affectent directement les écoles, les communautés et l’avenir des enfants. Les enseignants ont ainsi été encouragés à se considérer non seulement comme transmetteurs de programmes scolaires, mais aussi comme façonneurs de mentalités et de valeurs.
Le vice-principal académique de la Government Secondary School Tudun-Wada Wuse, M. Eba Elima Williams, a indiqué que le programme, centré sur la préservation de l’environnement pour le bien de tous, devrait être étendu à d’autres écoles du FCT par zones. Environ 40 établissements ont déjà pris part à cette première phase, marquant le début d’une initiative appelée à s’élargir.
De son côté, la directrice des opérations de l’Ebaidebheki Initiative, Mme Faith Kaminus, a exhorté les enseignants à aller au-delà de la salle de classe, en encourageant les élèves à explorer des solutions climatiques innovantes et à mettre en œuvre des projets environnementaux concrets. Elle a souligné que les enseignants peuvent également agir comme conseillers en durabilité et modèles au sein de leurs communautés.
Un participant, Dr Isah Philp Abdulmalik, enseignant à la Government Secondary School Idu-Karimo, a déclaré que l’atelier lui a permis de mieux comprendre l’importance d’une architecture et d’une planification environnementale adaptées au climat dans le FCT. Il s’est engagé à transmettre ces connaissances à ses élèves et à créer un club climatique dans son nouvel établissement.
Cette initiative devrait renforcer la sensibilisation des jeunes aux enjeux climatiques et donner à la prochaine génération les moyens d’agir de manière éclairée en faveur de l’environnement.