“Nous ne tirons pas sur nos enfants”: l’Iran conteste les bilans des ONG

Face aux accusations de répression sanglante, l’ambassadeur d’Iran en France rejette les chiffres avancés par les ONG et les médias internationaux et évoque une manipulation étrangère.

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Après trois semaines de manifestations d’une ampleur exceptionnelle à travers l’Iran, les autorités de la République islamique sont accusées par plusieurs organisations de défense des droits humains d’avoir mené une répression violente contre des manifestants non armés. Des accusations que Téhéran conteste fermement.

Invité sur France 24, l’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Amin Nejad, a réfuté les bilans humains avancés par les ONG et certains médias internationaux. « Nous ne tirons pas sur nos enfants », a-t-il déclaré, rejetant l’idée d’une répression systématique par les forces de sécurité iraniennes.

Les manifestations, déclenchées le 28 décembre 2025, auraient été réprimées par ce qu’Amnesty International qualifie de « massacre sans précédent », l’ONG affirmant que les forces de l’ordre ont utilisé des balles réelles, visant la tête et le torse de manifestants pacifiques.

De son côté, l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) fait état de 4 029 morts confirmés au vingt-troisième jour de la contestation nationale. L’agence de presse Reuters, citant une source interne au régime iranien, avance quant à elle un bilan d’au moins 5 000 morts, dont environ 500 membres des forces de sécurité.

Des chiffres vivement contestés par l’ambassadeur iranien, qui accuse Reuters de « fabriquer des informations » et dénonce une campagne de désinformation visant à discréditer l’Iran sur la scène internationale.

Pourtant, le 17 janvier, le Guide suprême iranien a reconnu pour la première fois la mort de « plusieurs milliers de personnes » lors des manifestations. Il en a toutefois imputé la responsabilité au président américain Donald Trump, accusé d’avoir attisé les troubles.

Pour Mohammad Amin Nejad, ces événements s’inscrivent dans un schéma plus large. « Nous sommes victimes d’un complot, d’une manipulation étrangère », a-t-il affirmé, estimant que les troubles actuels sont instrumentalisés par des puissances extérieures dans le but de déstabiliser la République islamique.

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