Un astronaute souffrant, l’équipage de l’ISS rapatrié de manière anticipée
La Nasa a annoncé le retour anticipé sur Terre de l’équipage Crew-11 en raison d’un problème de santé touchant l’un des astronautes, une décision inédite depuis la création de la Station spatiale internationale.
La Nasa a annoncé jeudi 8 janvier le retour anticipé sur Terre de l’équipage de la mission Crew-11, en raison d’un problème médical affectant l’un des astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Cette décision marque une première historique : jamais auparavant une évacuation médicale n’avait été organisée depuis le laboratoire orbital.
Les responsables de l’agence spatiale américaine n’ont pas communiqué la nature précise du problème de santé, indiquant toutefois que l’astronaute concerné — dont l’identité n’a pas été révélée — se porte bien. Selon le médecin-chef de la Nasa, James Polk, la décision repose sur l’existence d’un « risque persistant » et sur « l’incertitude entourant le diagnostic », précisant qu’il ne s’agit pas d’une situation d’urgence immédiate.
L’équipage, composé de quatre personnes dont un cosmonaute russe, doit regagner la Terre dans les prochains jours. « C’est la première fois que nous procédons à une évacuation médicale contrôlée depuis la Station spatiale internationale », a confirmé Amit Kshatriya, haut responsable de la Nasa, soulignant le caractère exceptionnel mais maîtrisé de l’opération.
La mission Crew-11 est composée des astronautes américains Zena Cardman et Mike Fincke, de l’astronaute japonais Kimiya Yui et du cosmonaute russe de Roscosmos Oleg Platonov. Arrivés à bord de l’ISS en août dernier, ils devaient initialement y séjourner environ six mois. Durant leur mission, ils participaient notamment à des expériences scientifiques et à des simulations d’alunissage dans le cadre du programme Artemis, destiné à préparer le retour des États-Unis sur la Lune.
Habité en permanence depuis l’an 2000, l’ISS constitue un laboratoire spatial unique, servant de plateforme essentielle pour la recherche scientifique en microgravité et pour la préparation de futures missions d’exploration lointaine, notamment vers Mars.
Symbole majeur de la coopération internationale, la Station spatiale internationale réunit les États-Unis, la Russie, l’Europe et le Japon. Son assemblage a débuté en 1998. Initialement prévue pour être retirée du service en 2024, sa durée d’exploitation a été prolongée par la Nasa, qui estime désormais qu’elle pourra fonctionner jusqu’en 2030.