Droits d’auteur : la Commission nigériane réaffirme son engagement pour un système équitable et inclusif

À l’occasion de la Journée mondiale du braille 2026, la Commission nigériane du droit d’auteur renouvelle son engagement en faveur d’un système respectueux des créateurs et accessible aux personnes en situation de handicap visuel.

181

La Commission nigériane du droit d’auteur (NCC) a réaffirmé son engagement en faveur d’un système de droit d’auteur juste, équilibré et humain, dans lequel les auteurs sont protégés et les droits pleinement respectés.

Le Directeur général de la Commission, le Dr John Asein, a donné cette assurance dans une déclaration rendue publique par la Directrice des affaires publiques de la Commission, Mme Ijeoma Egbunike, à l’occasion de la Journée mondiale du braille 2026, célébrée dimanche à Abuja.

La Journée mondiale du braille est consacrée à la célébration du braille comme l’une des innovations les plus transformatrices de l’humanité en matière d’alphabétisation, d’autonomie et de dignité.

Selon le Dr Asein, la commémoration de la NCC s’inscrit autour d’un appel à l’action simple mais puissant : « Let the Blind Read » (« Permettons aux aveugles de lire »).

Il a rappelé que, depuis des siècles, le braille permet aux personnes aveugles et malvoyantes d’accéder au savoir, de participer pleinement à l’éducation et de vivre dans la dignité.
« Les supports pédagogiques deviennent accessibles à un nombre croissant de personnes aveugles ou souffrant de handicaps liés à l’imprimé », a-t-il déclaré.

Le Directeur général a souligné que l’accent mis cette année sur l’inclusion, la réduction de la fracture numérique et l’amélioration de l’accessibilité dans l’éducation correspond pleinement à l’engagement de longue date de la Commission sous la bannière « Let the Blind Read ».

« Nous réaffirmons notre conviction que le système de droit d’auteur doit servir non seulement les créateurs et les marchés, mais aussi les apprenants, les étudiants et les lecteurs en situation de handicap visuel.
Comme nous l’avons toujours souligné, l’accès au savoir est un droit, et non un privilège. Pourtant, la réalité au Nigeria demeure profondément préoccupante.

Les études disponibles indiquent que moins d’un pour cent des publications dans le pays sont accessibles sous des formats adaptés tels que le braille, l’audio ou les textes numériques compatibles avec les technologies de lecture d’écran », a-t-il précisé.

Le patron de la NCC a ajouté que cette grave « pénurie de livres » reflétait les défis plus larges auxquels sont confrontés de nombreux pays en développement et mettait en lumière les obstacles systémiques auxquels font face les personnes aveugles et malvoyantes.

Il a insisté sur le fait que le coût de l’inaccessibilité ne se limitait pas à l’exclusion sociale, mais constituait un préjudice à long terme pour l’éducation, l’employabilité et l’inclusion des personnes handicapées de l’imprimé dans l’agenda national de développement.

« C’est dans ce contexte que la Loi sur le droit d’auteur de 2022 revêt une importance particulière. Cette loi marque un passage décisif d’un accès fondé sur la charité à un cadre fondé sur les droits.
À travers l’article 26, le Nigeria a intégré le Traité de Marrakech, autorisant explicitement la reproduction, la distribution et l’échange transfrontalier d’œuvres sous des formats accessibles aux personnes en situation de handicap visuel.

Plus important encore, la loi instaure des mécanismes de protection juridique pour les “entités autorisées”, reconnaissant que l’accès au savoir doit être facilité de manière légale, responsable et dans un climat de confiance au sein de la chaîne du livre.

Dans le prolongement de ce mandat légal, la Commission a publié de nouvelles lignes directrices visant à renforcer le régime de protection juridique », a-t-il expliqué.

Selon lui, ces directives apportent la clarté, la transparence et les garanties nécessaires à la production et à la diffusion de copies en formats accessibles.

Il s’est dit confiant que la NCC encouragera une participation institutionnelle plus large, restaurera la confiance des détenteurs de droits et des intermédiaires, et augmentera considérablement la disponibilité des ouvrages en braille et autres formats adaptés.

« Cet effort réglementaire sera complété par des actions continues de plaidoyer, de sensibilisation et de renforcement des capacités à l’intention des éditeurs, bibliothèques, établissements d’enseignement et autres parties prenantes concernées », a-t-il ajouté.

La Journée mondiale du braille rappelle enfin que l’inclusion n’est pas un acte de générosité, mais une obligation légale, un impératif moral et une nécessité pour le développement.

Comments are closed.