Sokoto mise sur les statistiques pour orienter son développement
À Sokoto, experts, autorités et partenaires appellent à renforcer l’usage de données fiables pour améliorer les politiques publiques et soutenir un développement durable et inclusif.
Le statisticien général de l’État de Sokoto, Abdullahi Shagari, a exhorté les acteurs des secteurs public et privé, les organisations communautaires ainsi que les autres parties prenantes à s’appuyer sur des données fiables pour promouvoir un développement véritablement porteur de résultats.
M. Shagari a lancé cet appel lors d’un forum de concertation de trois jours organisé à Sokoto par le Bureau des statistiques de l’État, dans le cadre de l’élaboration du plan stratégique 2026-2030.
Il a décrit les statistiques comme un outil essentiel de croissance économique et de développement, ainsi qu’un levier indispensable à la réalisation des objectifs du programme en neuf points défini par le gouverneur de l’État de Sokoto, Ahmad Aliyu.
Selon lui, le gouvernement de l’État de Sokoto veille à l’élaboration de politiques publiques fonctionnelles, fondées sur les données statistiques, en harmonie avec les principes de l’islam et les valeurs culturelles, tout en tenant compte des priorités et du contexte propres à l’État.
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Il a expliqué que cette rencontre visait à affiner la mise en œuvre du plan quinquennal, en examinant les rôles individuels et collectifs, les partenariats, les opportunités, les obstacles ainsi que les difficultés liées à la communication.
Il a souligné l’importance de l’implication des chefs traditionnels et des communautés locales dans la fourniture de données fiables, afin de permettre aux décideurs d’élaborer des politiques mieux informées.
Il a également indiqué que le Bureau des statistiques coordonne et gère les données de l’État, en collaboration avec le National Bureau of Statistics et d’autres partenaires à différents niveaux, afin de faciliter l’adaptation des politiques nationales et internationales aux réalités locales, dans le respect des valeurs fondamentales de l’État.
Le statisticien général a également insisté sur l’importance des indicateurs clés de performance, des enquêtes sur les indicateurs multidimensionnels, du produit intérieur brut (PIB) et d’autres indicateurs macroéconomiques permettant de mesurer l’évolution des activités aux niveaux national, infranational et étatique.
Dans sa présentation, le consultant principal et ancien vice-chancelier de Usmanu Danfodiyo University Sokoto, le professeur Salihu Mikailu, a insisté sur le rôle des organisations et des groupes communautaires dans le soutien à des systèmes statistiques fiables et performants.
Le professeur Mikailu a appelé à un renforcement des partenariats entre les différentes parties prenantes afin de développer et consolider le système statistique à travers des mécanismes de collecte de données crédibles et dignes de confiance.
Il a salué la revitalisation du Bureau des statistiques de l’État comme une initiative allant dans la bonne direction, estimant qu’elle pourrait produire des résultats solides grâce à l’implication active des acteurs concernés et à la volonté politique du gouvernement.
Dans leurs interventions respectives, le chef du district de Gagi, Alhaji Sani Umar-Jabbi, ainsi que le directeur exécutif de la Commission de la Zakkat et des biens de mainmorte de l’État de Sokoto, Alhaji Lawal Maidoki, ont plaidé pour un soutien continu des parties prenantes, notamment à travers des financements extérieurs au gouvernement pour les opérations de collecte de données et la mise en œuvre de politiques profitant aux communautés.
La rencontre a donné lieu à des échanges sur les modèles de financement, les approches gouvernementales et communautaires influençant la collecte et l’utilisation des données, ainsi que sur les autres défis du secteur.
L’activité a réuni des chefs religieux et traditionnels, des universitaires, des représentants des médias, des associations communautaires, ainsi que des représentants du United Nations Population Fund, du United Nations Children’s Fund et d’autres organisations internationales.