Le Ghana a conclu un accord de défense avec l’Union européenne (UE) afin de renforcer la coopération sécuritaire, dans un contexte marqué par la montée des menaces djihadistes dans les pays voisins.
L’accord a été signé à Accra par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et la vice-présidente du Ghana, Naana Jane Opoku-Agyemang. Il devrait permettre d’intensifier la collaboration en matière de lutte contre le terrorisme, de cybersécurité, ainsi que dans d’autres domaines stratégiques.
La vice-présidente Opoku-Agyemang a déclaré : «Le Ghana est le premier pays africain à conclure un tel accord avec l’UE», le qualifiant d’étape majeure vers le renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales.
Selon des informations relayées par les médias, «le Ghana est jusqu’à présent resté largement épargné par les violences militantes, alors que la région ouest-africaine environnante est devenue un foyer d’activités pour des groupes affiliés à al-Qaïda et à l’État islamique (EI)».
Lors de la conférence de presse conjointe, le coordinateur de la sécurité nationale du Ghana, Osman Abdul Razak, a affirmé que l’accord «témoigne de la détermination de l’UE à soutenir les efforts du Ghana pour faire face aux menaces émergentes tant au niveau national que régional».
S’exprimant également devant la presse, Kaja Kallas a indiqué que l’Union européenne soutient des pays d’Afrique de l’Ouest comme le Ghana afin de «lutter contre le terrorisme, renforcer la sécurité des frontières et améliorer la sécurité maritime».
Par ailleurs, au cours de cette visite à Accra, les représentants de l’UE ont remis à l’armée ghanéenne des drones, des systèmes anti-drones, des véhicules de déminage ainsi que des motocyclettes.
Ces dernières années, des groupes affiliés à al-Qaïda et à l’État islamique ont étendu leur influence au Burkina Faso, au Niger et au Mali. Ils ont également mené des attaques en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo et au Nigeria.