Surveillance médicale: les législateurs d’Anambra proposent un système de contrôle permanent dans les hôpitaux

Les parlementaires de l’État d’Anambra proposent l’installation de systèmes de vidéosurveillance permanents dans les établissements de santé publics afin de lutter contre les négligences médicales et renforcer la confiance du public.

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Les députés de l’État d’Anambra ont appelé à l’installation de systèmes de surveillance à distance fonctionnant 24 heures sur 24 dans tous les établissements de santé appartenant au gouvernement.

Cette mesure s’inscrit dans les efforts visant à améliorer la responsabilité des acteurs du secteur de la santé, à lutter contre les négligences médicales et à restaurer la confiance du public dans le système de santé de l’État.

La résolution a été adoptée par la Chambre d’Assemblée de l’État d’Anambra lors d’une séance plénière présidée par le président de l’Assemblée, Somtochukwu Udeze.

Dans le cadre de cette proposition, le gouvernement de l’État est invité à installer des caméras de télévision en circuit fermé (CCTV) dans des zones stratégiques des hôpitaux publics. Les images enregistrées devraient être surveillées à distance par le ministère de la Santé de l’État ainsi que par des agents indépendants chargés de recevoir les plaintes.

Unité indépendante de surveillance

L’Assemblée a également recommandé la création d’une unité indépendante de surveillance au sein du ministère de la Santé afin de superviser ce système et de renforcer le contrôle des établissements publics de santé.

La motion a été présentée par Chidi Ibemeka, représentant la circonscription de Njikoka I, qui a expliqué que cette initiative était nécessaire pour répondre aux inquiétudes croissantes du public concernant les cas de négligence médicale, les retards dans les interventions d’urgence et le manque de professionnalisme de certains personnels de santé.

Selon lui, cette mesure vise à garantir la transparence et à fournir un enregistrement objectif des événements se produisant dans les hôpitaux, protégeant à la fois les patients et les professionnels de santé.

Il a ajouté qu’un meilleur mécanisme de contrôle pourrait contribuer à rétablir la confiance des citoyens envers les établissements publics de santé, que certains habitants ont de plus en plus tendance à éviter au profit des hôpitaux privés.

La proposition a reçu un large soutien de la part des membres de l’Assemblée.

Le chef de la majorité, Ikenna Ofodeme, a déclaré que les images de surveillance pourraient servir de preuves documentaires importantes, protégeant les agents de santé consciencieux tout en permettant de demander des comptes à ceux qui seraient reconnus coupables de négligence dans l’exercice de leurs fonctions.

Un mécanisme de responsabilisation

Noble Igwe, représentant la circonscription d’Ogbaru I, a décrit l’unité de surveillance proposée comme un mécanisme essentiel de responsabilisation qui encouragera un plus grand professionnalisme parmi le personnel de santé.

Le président de la commission parlementaire de la santé, Tony Muobike, a indiqué que cette initiative reflète les préoccupations régulièrement exprimées par les habitants concernant la qualité des services dans les hôpitaux publics. Il a ajouté qu’un contrôle renforcé permettrait de combler les lacunes des systèmes actuels de supervision interne.

D’autres députés ont souligné que la présence de caméras de surveillance pourrait contribuer à réduire l’absentéisme, limiter les distractions pendant les heures de service et améliorer la sécurité des patients ainsi que du personnel médical dans des unités hospitalières à forte pression telles que les services d’urgence, les unités de soins intensifs et les maternités.

L’Assemblée a indiqué que le cadre de surveillance et de contrôle proposé serait conforme aux normes internationales d’assurance qualité dans le domaine de la santé et viendrait compléter les réformes en cours dans le secteur sanitaire de l’État.

Si cette initiative est adoptée par l’exécutif, elle devrait renforcer les mécanismes de responsabilité dans les établissements publics de santé et améliorer la prestation des services médicaux pour les habitants de l’État d’Anambra.

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