Loi électorale 2026: la Présidence accuse l’opposition de désinformation
Le porte-parole présidentiel affirme que le texte renforce l’intégrité et la transparence du processus électoral, tout en fermant les failles exploitées par le passé.
La Présidence a rejeté les critiques de l’opposition contre la loi électorale de 2026 récemment promulguée, les qualifiant de « désinformation délibérée ». Elle soutient que le texte amendé renforce l’intégrité électorale, améliore la transparence et comble les failles autrefois exploitées pour manipuler les résultats.
Réagissant aux accusations formulées à Abuja par des dirigeants de l’African Democratic Congress (ADC) et du New Nigeria Peoples Party (NNPP), le porte-parole présidentiel, M. Bayo Onanuga, a déclaré que ces protestations traduisaient la frustration de l’opposition face à des réformes destinées à empêcher le piratage des résultats et les fraudes électorales.
Selon lui, contrairement aux affirmations de certains responsables politiques, la loi électorale de 2026 constitue une amélioration significative par rapport au texte abrogé. Elle introduit des garanties adaptées aux réalités technologiques du Nigeria tout en préservant la transparence du processus électoral.
Il a expliqué que l’amendement adopté par l’Assemblée nationale autorise la transmission en temps réel des résultats des élections, tout en maintenant le formulaire EC8A comme document statutaire de secours en cas de défaillance du réseau. Il a qualifié cette disposition de pragmatique et nécessaire.
M. Onanuga a rejeté comme « illogique et trompeuse » l’affirmation selon laquelle le formulaire EC8A créerait un espace de manipulation, précisant qu’il demeure le document légalement reconnu pour la validation des résultats électoraux.
Il a également clarifié que le portail de visualisation des résultats de la Commission électorale nationale indépendante (IReV) n’est pas un centre de compilation, mais une plateforme de transparence permettant au public de consulter les résultats téléversés. La compilation officielle des résultats, a-t-il rappelé, reste régie par les procédures électorales statutaires.
« La loi électorale de 2026 n’interdit pas la transmission en temps réel ; elle stipule simplement qu’en cas d’échec de transmission, le résultat consigné sur le formulaire EC8A sera considéré comme valide », a-t-il affirmé.
S’agissant des primaires des partis, le conseiller présidentiel a défendu l’inclusion des primaires directes et du vote par consensus dans la nouvelle loi, les présentant comme des alternatives plus démocratiques au système fondé uniquement sur les délégués.
Établissant une comparaison avec d’autres démocraties présidentielles établies, il a souligné que la participation directe des membres des partis à la sélection des candidats correspond aux meilleures pratiques internationales.
Le conseiller spécial du président a également réfuté les accusations selon lesquelles l’Assemblée nationale aurait ignoré l’avis du public lors de l’adoption des amendements. Il a indiqué que les parlementaires ont consulté, pendant deux ans, des parties prenantes, des experts techniques et des citoyens avant de finaliser la législation.
Il a qualifié de « totalement fausse » l’allégation selon laquelle le président chercherait à transformer le Nigeria en État à parti unique. Selon lui, le pays demeure une démocratie multipartite dynamique comptant plus d’une douzaine de partis politiques enregistrés, dont l’ADC et le NNPP.
« Le président Tinubu est un démocrate, un ancien leader de l’opposition qui, avec d’autres acteurs partageant la même vision, a contribué à la défaite du PDP en 2015 », a-t-il rappelé.
Il a estimé que les critiques de l’opposition relevaient d’une rhétorique politique « bon marché », accusant certains acteurs de dramatiser les effets de la nouvelle loi électorale.
« En résumé, l’opposition crie au scandale parce que les règles du jeu ont été ajustées pour empêcher des manipulations telles que le piratage des résultats, qu’elle aurait prétendument perfectionnées », a-t-il déclaré.
M. Onanuga a exhorté les dirigeants de l’opposition à cesser ce qu’il a qualifié de « lamentations constantes et d’indignation injustifiée », et à se concentrer plutôt sur le renforcement de leurs structures internes en vue des prochaines élections.
Il a conclu en affirmant que les réformes électorales devraient être perçues comme un effort national collectif visant à protéger la démocratie, et non comme un sujet de polémique alimenté par des accusations infondées.