Partenariat stratégique INEC–NPC: sécurité et crédibilité au cœur des élections du FCT
La Commission électorale indépendante du Nigeria (INEC) et le Comité national pour la paix (NPC) renforcent leur collaboration pour assurer la sécurité et la paix lors des prochaines élections des conseils d’arrondissement du Territoire de la capitale fédérale (FCT).
La Commission électorale indépendante du Nigeria (INEC) et le Comité national pour la paix (NPC) ont formé un partenariat stratégique visant à renforcer la sécurité électorale et à favoriser des élections pacifiques à l’approche des prochaines élections des conseils d’arrondissement du Territoire de la capitale fédérale (FCT).
Cette collaboration renouvelée a été officialisée mercredi 11 février 2026 au siège de l’INEC à Abuja, lors d’une visite de membres du NPC auprès du président de la Commission, le professeur Joash Amupitan, SAN, accompagné des commissaires nationaux, des assistants techniques et des hauts responsables de l’INEC.
Accueillant la délégation, le professeur Amupitan a qualifié cette rencontre de « bienvenue et opportune », rappelant que la Commission avait mené la semaine précédente une série de consultations avec les principaux acteurs, y compris les agences de sécurité, les partis politiques, la société civile et les médias, dans le cadre des préparatifs finaux pour les élections du FCT.
Une préparation clé pour 2026 et 2027
Le président de l’INEC a souligné que l’année 2026 constitue une période préparatoire cruciale pour les élections générales de 2027, insistant sur l’importance d’une collaboration proactive pour gérer les risques sécuritaires émergents.
« Nous considérons 2026 comme notre année préparatoire pour les élections générales de 2027 », a déclaré le professeur Amupitan. « La responsabilité que nous partageons dans le maintien de la paix et de la sécurité durant cette période est primordiale. Grâce à un partenariat stratégique et proactif, nous pouvons créer un environnement propice à des élections sûres et crédibles. »
Il a salué le NPC pour la mise en place d’un Centre d’information sur la sécurité électorale (ESI Hub), destiné à compléter les efforts institutionnels de prévention des conflits et d’atténuation des risques électoraux.
Le professeur Amupitan a précisé que les analyses basées sur des données du Comité concernant le FCT, notamment l’identification de zones sensibles à AMAC, Gwagwalada, Kuje et Bwari, seraient étudiées et intégrées dans la coordination sécuritaire en cours.
Surveillance et mesures préventives
Le président de l’INEC a reconnu les préoccupations soulevées par les menaces potentielles entre acteurs politiques, les tensions intra- et inter-partis, les risques de transaction de votes et les défis sécuritaires dans certaines communautés. Il a assuré que la Commission partagerait les informations pertinentes avec les agences de sécurité afin de permettre des mesures préventives et réactives.
« La semaine dernière, nous avons demandé à la Police nigériane, à l’EFCC et à l’ICPC d’être vigilants contre l’achat de votes et autres infractions », a-t-il déclaré. « Les informations basées sur des preuves guideront les mesures nécessaires pour renforcer l’intégrité du processus électoral. »
Tout en rappelant que tous les détails sécuritaires ne peuvent être rendus publics, le président a exprimé sa volonté de renforcer les mécanismes de partage d’informations avec le Comité dans le respect de la confidentialité, notant que les deux institutions poursuivent le même objectif : des élections pacifiques et crédibles.
Le rôle historique du NPC
Le professeur Amupitan a également rappelé le rôle du NPC dans la facilitation d’accords de paix avant des scrutins antérieurs, notamment lors des élections gouvernorales d’Anambra, qualifiant ces engagements de « contrat social » renforçant l’engagement des acteurs politiques à la non-violence et à l’acceptation des résultats électoraux.
Le directeur exécutif du Kukah Centre et chef du secrétariat du NPC, le Rév. Père Atta Barkindo, a transmis les salutations du président du Comité, l’ancien chef d’État général Abdulsalami Abubakar (rtd.), et du convener, l’évêque Hassan Kukah. Il a assuré que le Comité est prêt à fournir des conseils stratégiques et un soutien non seulement pour les élections du FCT, mais aussi pour les prochaines élections gouvernorales dans les États d’Ekiti et d’Osun, ainsi que pour les préparatifs des élections générales de 2027.
Suivi des risques et anticipation
Le Rév. Père Barkindo a révélé que l’ESI Hub, lancé l’année dernière, a mis en place un réseau national de collecte et d’analyse de données sur l’insécurité, la violence et les tendances conflictuelles, qu’elles soient liées aux élections ou susceptibles d’affecter le processus électoral.
Selon lui, toutes les interventions du Comité sont strictement guidées par des données et des preuves, et non par des considérations sentimentales ou partisanes.
La chef de projet du Kukah Centre, Mme Asabe, a présenté les élections du FCT comme un « miroir » permettant aux Nigérians d’évaluer les préparatifs en vue des élections générales de 2027. Elle a précisé que l’ESI Hub suivait depuis juin dernier deux grandes catégories : la violence électorale et un système de suivi des infractions électorales aligné sur la Constitution, la loi électorale et les principes des accords de paix.
Zones sensibles identifiées
Mme Asabe a identifié AMAC comme une zone à forte concentration d’incidents sécuritaires et de risques de transaction de votes. Gwagwalada est marquée par des tensions entre autochtones et nouveaux arrivants ainsi que des disputes partisanes, tandis que Bwari connaît des conflits liés à la légitimité des candidats et des retombées sécuritaires provenant des États voisins.
Kuje présente des défis complexes, incluant des conflits agriculteurs-éleveurs, des cas d’enlèvements, une présence sécuritaire limitée et des lacunes en télécommunications dans les zones reculées.
Elle a exprimé son optimisme quant à la tenue d’élections pacifiques et crédibles dans le FCT grâce à une action coordonnée entre les parties prenantes et a appelé à une collaboration continue avec l’INEC pour partager les informations de suivi pertinentes.