Transmission électronique des résultats: le Sénat nigérian clarifie sa position
Le président du Sénat, Godswill Akpabio, affirme que la transmission électronique des résultats électoraux a été maintenue dans la loi électorale amendée, contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux.
Le Sénat nigérian a formellement rejeté les informations selon lesquelles il aurait refusé la transmission électronique des résultats électoraux lors de l’examen du projet de loi d’amendement de la loi électorale (Electoral Act Amendment Bill).
Cette mise au point a été faite par le président du Sénat, le sénateur Godswill Akpabio, peu après l’adoption du texte par la chambre haute, à l’issue d’une séance marathon d’environ quatre heures et demie.
L’examen de l’amendement controversé relatif à la clause 60, sous-section 3, du projet de loi a débuté vers 14 heures et s’est poursuivi jusqu’à 18 h 26 (heure locale). Cette longue délibération a alimenté de nombreuses spéculations sur les réseaux sociaux, laissant croire que les parlementaires avaient voté contre la transmission électronique obligatoire des résultats.
Des informations ont ainsi circulé affirmant que le Sénat avait rejeté une proposition visant à contraindre les agents électoraux de la Commission électorale nationale indépendante (INEC) à transmettre électroniquement, en temps réel, les résultats de chaque bureau de vote vers le portail de visualisation des résultats de l’INEC (IREV), après signature et estampillage des formulaires officiels.
Cependant, le sénateur Akpabio a fermement contesté cette interprétation, la qualifiant de trompeuse, et a insisté sur le fait que la transmission électronique des résultats n’avait en aucun cas été supprimée de la loi.
« Chers collègues distingués, les réseaux sociaux sont déjà inondés d’informations affirmant que le Sénat aurait purement et simplement rejeté la transmission électronique des résultats. Cela est faux. Ce que nous avons fait, c’est maintenir la transmission électronique telle qu’elle figurait déjà dans la loi et telle qu’elle a été utilisée en 2022 », a-t-il déclaré.
Il a exhorté les sénateurs et le public à ne pas se laisser induire en erreur par des interprétations erronées, ajoutant que les votes finaux et les comptes rendus officiels des débats seraient accessibles à toute personne souhaitant les consulter.
« Ce Sénat, sous ma présidence, n’a pas rejeté la transmission électronique des résultats. Il est même dans mon intérêt, en tant que futur candidat à une élection, que ce mécanisme soit maintenu. Nous avons conservé, par voie d’amendement, la disposition existante. Elle autorise clairement la transmission électronique et fait toujours partie intégrante de notre législation. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire marche arrière », a-t-il poursuivi.
L’intervention du président du Sénat visait à apaiser les inquiétudes du public et à corriger ce qu’il a décrit comme une présentation délibérément ou involontairement erronée de la position du Sénat. Cette clarification intervient alors que l’Assemblée nationale poursuit ses travaux sur les amendements électoraux en préparation des prochaines échéances électorales.