Inclusion financière : le gouvernement nigérian déploie un vaste programme de formation pour les jeunes et les femmes
Le programme, piloté par la Vice-Présidence, vise à doter les jeunes et les femmes de compétences financières, numériques et entrepreneuriales pour soutenir une croissance économique durable.
Le gouvernement fédéral du Nigeria a donné le coup d’envoi d’un programme national gratuit de formation destiné à doter 10 millions de Nigérians de compétences en matière d’inclusion financière et de culture financière.
Cette initiative, mise en œuvre par le Bureau du Vice-Président et coordonnée par le Comité présidentiel sur l’inclusion économique et financière (PCEFI), vise à autonomiser les femmes et les jeunes à travers l’acquisition de compétences essentielles en finance, en investissement et en technologies numériques, afin de stimuler une création de richesse durable.
Le Vice-Président Kashim Shettima a déclaré que le Nigeria ne pourra tirer pleinement profit de son dividende démographique que si les jeunes Nigérians et les femmes sont équipés des compétences nécessaires et d’une solide base éthique, indispensables à une économie numérique en rapide évolution.
Dans cette optique, le Bureau du Vice-Président, par l’intermédiaire du PCEFI, a signé un protocole d’accord (Memorandum of Understanding – MoU) avec six organismes professionnels afin de concevoir conjointement des programmes de formation, des parcours de certification, des initiatives de compétences numériques et des plateformes de mentorat destinées à renforcer la main-d’œuvre nigériane dans les secteurs financier et entrepreneurial.
Les organismes professionnels concernés sont : l’Institute of Chartered Accountants of Nigeria (ICAN), le Chartered Institute of Bankers of Nigeria (CIBN), le Chartered Institute of Stockbrokers (CIS), le National Institute of Credit Administration (NICA), le Chartered Risk Management Institute (CRMI) et le Nigeria Institute of Innovation and Entrepreneurship (NIIE).
S’exprimant lors de la cérémonie officielle de lancement de la formation nationale gratuite au profit de 10 millions de Nigérians, au nom du Président Bola Tinubu, à la Villa présidentielle d’Abuja, le Vice-Président a souligné que la signature de ce protocole d’accord allait bien au-delà d’un simple engagement formel.
« Il s’agit d’un investissement stratégique national dans le renforcement des capacités en tant qu’infrastructure, c’est-à-dire les fondements humains, institutionnels et éthiques sur lesquels doit reposer une croissance inclusive », a-t-il déclaré.
Le Vice-Président Shettima a rappelé que l’Accord d’Aso sur l’inclusion économique et financière, dont le PCEFI est chargé de la mise en œuvre, reconnaît que « l’inclusion financière ne se limite pas à l’accès, mais repose sur la compétence, la confiance et la capacité ».
Il a ajouté que le pays « ne peut pas bâtir une économie de mille milliards de dollars sur des compétences faibles, des normes fragmentées ou des écosystèmes professionnels déconnectés ».
« Ce protocole d’accord établit donc un cadre opérationnel permettant de mobiliser l’expertise collective de l’ICAN, du CIBN, du CIS, du CRMI, du NICA et du NIIE afin de promouvoir l’inclusion à travers le renforcement des capacités, le plaidoyer, la transformation numérique, l’autonomisation des jeunes et le soutien aux petites et moyennes entreprises et aux praticiens indépendants.
Il met en place un mécanisme structuré pour des programmes de formation conjoints, le dialogue politique, le développement des compétences numériques et l’harmonisation des normes professionnelles avec les objectifs nationaux d’inclusion. »
Le Vice-Président a également souligné que si le renforcement des capacités constitue le cœur de l’inclusion financière, « sans des comptables capables d’accompagner la formalisation des micro, petites et moyennes entreprises, des administrateurs de crédit aptes à évaluer les risques au-delà des garanties, des banquiers intégrant la protection des consommateurs, des experts en gestion des risques anticipant les menaces numériques, et des innovateurs transformant les idées en entreprises, l’inclusion reste un slogan plutôt qu’un système ».
Il a insisté sur le fait que le programme de formation doit accorder la priorité aux jeunes Nigérians et aux femmes, tout en exhortant le PCEFI et les organismes professionnels à considérer le protocole d’accord non comme un simple document, mais comme une plateforme vivante d’exécution.
De son côté, le président de l’Institute of Chartered Accountants of Nigeria (ICAN), Mallam Haruna Yahaya, a salué l’administration du Président Bola Ahmed Tinubu pour ses réformes économiques audacieuses, lesquelles ont abouti au lancement de ce programme gratuit de formation à l’inclusion financière destiné à 10 millions de femmes et de jeunes au Nigeria.
Selon lui, la décision de mettre en œuvre ce projet a été motivée par les améliorations visibles de l’économie, résultant des gains enregistrés grâce aux réformes politiques du gouvernement fédéral.
Mallam Yahaya a assuré le Vice-Président du soutien total de son institution pour la réalisation des objectifs fixés, qualifiant la participation de l’ICAN au projet d’honneur institutionnel.
Le directeur général de WAWU Africa, partenaire technique du programme, M. Emmanuel Lennox, a quant à lui affirmé la disponibilité de son entreprise à mener à bien le projet, notamment en fournissant la plateforme numérique et l’environnement global nécessaires à son succès.
Enfin, expliquant la nécessité de former 10 millions de Nigérians à l’inclusion financière, le conseiller technique du Président pour l’inclusion économique et financière, le Dr Nurudeen Zauro, a déclaré :
« L’exclusion ne résulte pas uniquement du manque d’accès, mais aussi de compétences limitées, d’une faible capacité institutionnelle et d’un soutien professionnel insuffisant. »