Les commissaires à la Santé, les secrétaires exécutifs des agences sanitaires des États ainsi que d’autres acteurs du secteur ont réaffirmé leur engagement à renforcer les soins de santé primaires et les initiatives en faveur de la survie de l’enfant.
Ils se sont exprimés jeudi à Abuja à l’occasion d’une réunion consacrée à l’initiative «Integrated Child Survival Advocacy» (ICSA).
Les échanges ont porté sur les priorités politiques, le financement et les mécanismes de redevabilité des agences de santé aux niveaux des États et des collectivités locales.
Ont également pris part à la rencontre des responsables sanitaires d’institutions fédérales, des partenaires au développement et des dirigeants de la société civile.
La cheffe de projet ICSA, Dr Nihinlola Mabogunje, a expliqué que cette rencontre s’inscrivait dans un effort plus large visant à renforcer les systèmes publics et le leadership en matière de santé infantile, grâce à un plaidoyer fondé sur des données probantes et à une meilleure coordination intergouvernementale.
Selon elle, le projet vise également à assurer un financement durable des soins de santé primaires.
Elle a souligné la nécessité de définir des actions concrètes que les États peuvent mettre en œuvre pour améliorer la prestation des services et renforcer la redevabilité envers les communautés.
Mme Mabogunje a ajouté qu’ICSA plaidera pour la mise à disposition de ressources en faveur des agences sanitaires des États afin de permettre à chaque enfant de bénéficier d’une bonne qualité de vie.
De son côté, Dr Fatima Adamu a indiqué que les États choisis pour la phase pilote du projet n’affichaient pas d’indicateurs satisfaisants en matière de survie de l’enfant.
«Nous sommes déterminés à porter ce plaidoyer à la base, vers les communautés, avec la mère et l’enfant comme cibles.»
«La seule façon d’y parvenir est de collaborer avec ceux qui sont proches des communautés.»
«Nous parlons de survie de l’enfant, et cela passe par la vaccination. Vous savez, il existe une forte hésitation. Par exemple, dans certains États, la couverture vaccinale est aussi faible que 20 %.»
«Nous sommes déterminés à améliorer la couverture vaccinale et à réduire l’hésitation. Les parents doivent faire vacciner leurs enfants. Le deuxième point concerne le paludisme. De nombreux enfants meurent à cause du paludisme», a-t-elle déclaré.
Selon elle, la situation est préoccupante, d’autant plus que toutes ces maladies sont évitables.