Commerce et sécurité: la Douane nigériane mise sur les réformes fondées sur les données

À l’occasion de la Journée internationale des douanes 2026 à Abuja, le contrôleur général des douanes a présenté les résultats clés de l’étude sur le temps de mainlevée et annoncé des performances record en matière de recettes.

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Le Contrôleur général des douanes (CGC), Bashir Adewale, a réaffirmé l’engagement du Service des douanes du Nigeria à protéger la société tout en facilitant le commerce légitime.

S’exprimant lors du lancement de l’Étude nigériane sur le temps de mainlevée des marchandises (Time Release Study – TRS), à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des douanes 2026 à Abuja, le contrôleur général a qualifié cette étude d’étape majeure dans le processus de modernisation d’une administration douanière nigériane plus efficace et compétitive à l’échelle mondiale.

« Le TRS marque une avancée décisive vers des points d’entrée commerciaux nigérians plus sûrs, plus efficaces, plus prévisibles et plus compétitifs à l’échelle internationale. Il témoigne de notre volonté de passer de réformes fondées sur des opinions à des réformes fondées sur des preuves, et de politiques dictées par les plaintes à des politiques guidées par les données.

L’étude menée au port de Tincan Island nous fournit la mesure la plus complète de la performance des opérations de dédouanement de notre histoire récente », a-t-il déclaré.

L’étude révèle que si les procédures d’inspection sont relativement efficaces, des périodes d’inactivité excessives, dues à une planification fragmentée, à la documentation manuelle et à une faible coordination inter-agences, continuent de ralentir la circulation des marchandises.

« Le problème n’est pas notre incapacité à déplacer rapidement les marchandises, mais le fait qu’elles ne sont pas autorisées à circuler rapidement. Nous disposons désormais de délais de dédouanement validés couvrant plus de 600 déclarations, combinant des horodatages manuels et des données issues des plateformes numériques.

Nous savons désormais avec précision combien de temps s’écoule entre la programmation de l’inspection et la sortie physique des marchandises, ainsi que les points où se concentrent les goulets d’étranglement. Forts de ces preuves, nous pouvons affirmer que la meilleure façon de protéger les commerçants nigérians et notre économie passe à la fois par la sécurité aux frontières et par la réforme des procédures.

Le TRS démontre également une autre réalité : les douanes ne peuvent pas réformer les ports à elles seules. Une facilitation efficace du commerce exige que les opérateurs de terminaux, les compagnies maritimes, les agences gouvernementales partenaires, les transporteurs, les commissionnaires en douane, les banques et les autorités portuaires travaillent dans un écosystème coordonné, plutôt que dans des silos parallèles.

Nous allons donc institutionnaliser le TRS comme un outil de diagnostic régulier, et non comme un exercice ponctuel. Notre objectif est de surveiller, d’apprendre et de réformer de manière continue au fil des cycles futurs », a expliqué le patron des douanes.

Évoquant le thème 2026 de l’Organisation mondiale des douanes« Les douanes protègent la société par la vigilance et l’engagement » — Adewale a indiqué que ce thème reflète la réalité quotidienne des opérations douanières au Nigeria, précisant que la protection va bien au-delà de la mobilisation des recettes ou de la saisie de marchandises de contrebande.

Il a souligné que les douanes jouent un rôle crucial dans l’interception des stupéfiants, médicaments contrefaits, armes, matières dangereuses et produits issus de la faune sauvage, « des interventions souvent invisibles, mais qui préviennent des conséquences dévastatrices pour la santé publique, la sécurité et l’environnement ».

« Au total, le service a enregistré plus de 2 500 saisies à l’échelle nationale, pour une valeur globale dépassant 59 milliards de nairas, retirant ainsi des marchandises dangereuses de la circulation », a-t-il précisé.

Solides performances en matière de recettes

Le contrôleur général a également fait état de solides performances financières du Service des douanes, annonçant que 7,281 billions de nairas ont été collectés en 2025, dépassant l’objectif de 6,584 billions de nairas de 697 milliards de nairas.

Ce résultat représente une croissance de plus de 10 % au-dessus de l’objectif et une hausse de 19 % par rapport aux recettes de 2024.

Il a attribué cette amélioration à une meilleure conformité, à l’utilisation accrue des données et des technologies, ainsi qu’à une application rigoureuse des règles, plutôt qu’à une pression accrue sur les commerçants légitimes.

Le CGC a enfin assuré que les douanes nigérianes poursuivraient leur double mission de protection et de facilitation à travers des investissements accrus dans l’application des règles fondée sur le renseignement et la technologie, l’institutionnalisation des réformes procédurales pour réduire les délais de dédouanement et améliorer la transparence, ainsi que le renforcement de la collaboration avec les agences gouvernementales partenaires, le secteur privé et les organisations internationales.

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