Gaza : Le Caire rejette toute expulsion des Palestiniens et met en garde contre une déstabilisation régionale
Le président Abdel-Fattah Al-Sissi a réaffirmé le rejet total par l’Égypte de toute initiative visant à déplacer les Palestiniens de Gaza, mettant en garde contre des conséquences régionales et internationales majeures.
Le président égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi a réitéré, samedi, l’opposition ferme et sans équivoque de l’Égypte à toute initiative visant à déplacer les Palestiniens hors de la bande de Gaza. Il a averti que de telles tentatives constitueraient une menace grave pour la stabilité régionale et internationale.
S’exprimant à l’occasion des célébrations du 74ᵉ anniversaire de la Journée de la police, organisées au complexe de conférences de l’Académie de police du Nouveau Caire, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de mettre un terme aux pratiques systématiques exercées contre le peuple palestinien sur ses territoires occupés. Il a rejeté « catégoriquement toute tentative ou manœuvre visant à le déraciner de sa patrie ».
Abdel-Fattah Al-Sissi a mis en garde contre les conséquences d’un éventuel déplacement forcé de près de deux millions et demi de Palestiniens hors de Gaza. Selon lui, un tel scénario « équivaudrait à une liquidation de la cause palestinienne » et entraînerait des mouvements massifs de populations vers l’Europe et les pays occidentaux, avec des répercussions sécuritaires, économiques et sociales majeures que la communauté internationale ne serait pas en mesure d’absorber.
Le président égyptien a également souligné le rôle central joué par son pays dans les efforts visant à instaurer et à consolider un cessez-le-feu durable dans la bande de Gaza. Il a appelé à lever tous les obstacles entravant l’acheminement de l’aide humanitaire, à garantir l’application complète de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu et à engager sans délai la reconstruction de l’enclave palestinienne.
Par ailleurs, Abdel-Fattah Al-Sissi a fermement condamné toute tentative visant à fragmenter les États de la région, à porter atteinte à leur intégrité territoriale ou à créer des milices et entités parallèles aux armées nationales et aux institutions légitimes. Il a qualifié ces pratiques de « ligne rouge » que l’Égypte ne permettra pas de franchir, en raison de leur impact direct sur sa sécurité nationale.
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de la position constante du Caire, qui refuse toute expulsion permanente des Palestiniens, considérée comme un obstacle majeur à la réalisation de leurs aspirations nationales. Le président Al-Sissi a enfin assuré que l’Égypte poursuivrait ses efforts pour garantir le respect total de l’accord de cessez-le-feu et empêcher toute tentative de contournement, saluant au passage l’implication du président américain Donald Trump dans le processus.