La NFIU salue le retrait du Nigeria de la liste noire de l’Union européenne
Details avec Elizabeth Christopher
L’Unité nigériane de renseignement financier (NFIU) a qualifié le retrait du Nigeria de la liste de l’Union européenne (UE) des pays tiers à haut risque en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) de «réalisation historique» et de «reconnaissance forte» des efforts de réforme du pays.
La directrice générale de la NFIU, Hafsat Abubakar Bakari, a déclaré que cette décision confirme les réformes durables engagées par le Nigeria pour renforcer son dispositif LBC/FT et de lutte contre le financement de la prolifération (CPF).
Elle a ajouté que ce retrait «reflète les progrès constants obtenus grâce à des réformes cohérentes, une coordination interinstitutionnelle efficace et une forte appropriation nationale du processus de réforme».
La sortie du Nigeria figure dans le règlement délégué de la Commission européenne (UE) C (2025) 8460, adopté le 4 décembre 2025, à la suite des mises à jour du Groupe d’action financière (GAFI) lors de sa session plénière d’octobre 2025. Le règlement entrera en vigueur le 29 janvier 2026.
Cette décision intervient après la sortie réussie du Nigeria de la liste des juridictions sous surveillance renforcée du GAFI, à la suite de la correction des principales insuffisances stratégiques en matière de LBC/FT. D’autres pays ont également été retirés de la liste européenne des pays à haut risque, notamment le Burkina Faso, le Mali, le Mozambique, l’Afrique du Sud et la Tanzanie.
Selon la NFIU, la Commission européenne a reconnu que le Nigeria a renforcé l’efficacité de son régime LBC/FT, comblé des lacunes techniques et opérationnelles majeures et respecté les engagements définis dans son plan d’action du GAFI, ce qui a conduit à sa radiation de la liste grise du GAFI en juin et octobre 2025.
La levée de ce classement implique que les transactions financières entre le Nigeria et les États membres de l’UE ne seront plus soumises aux mesures de vigilance renforcée appliquées aux juridictions à haut risque. Cette évolution devrait alléger les contraintes de conformité, améliorer les flux financiers transfrontaliers et renforcer l’attractivité du Nigeria en matière de commerce, d’investissement et de partenariats financiers avec l’Europe.
La NFIU a souligné que ce succès reflète « une forte volonté politique sous l’administration du président Bola Ahmed Tinubu » ainsi qu’une coopération soutenue entre les principales parties prenantes, notamment l’Assemblée nationale, les forces de l’ordre, les autorités de régulation, le pouvoir judiciaire, le secteur privé et les partenaires au développement.
L’agence a enfin indiqué que cette avancée «renforce la confiance internationale dans le système financier nigérian» et «souligne le rôle du pays en tant qu’acteur coopératif de l’architecture financière mondiale».
La NFIU a réaffirmé son engagement à poursuivre sa collaboration avec le GAFI, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), l’UE et d’autres partenaires internationaux, tout en travaillant avec les acteurs nationaux pour consolider la résilience du cadre nigérian de LBC/FT/CPF.