Intelligence artificielle: l’éthique et la responsabilité au cœur des débats d’experts

Des universitaires et des dirigeants d’entreprise soulignent l’urgence d’intégrer l’éthique, la transparence et la responsabilité humaine dans le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle.

126

Des universitaires de renom à travers le monde ont insisté sur la nécessité d’une adoption responsable de l’intelligence artificielle (IA), mettant en avant l’importance de l’éthique, de la transparence et de la responsabilité dans le développement et l’utilisation des systèmes d’IA.

Parmi les intervenants à cette conférence académique, le professeur Mohamed Hadi Habaebi, enseignant à l’Université islamique de Malaisie, a averti que l’IA influence déjà des décisions cruciales dans de nombreux domaines et qu’elle doit impérativement être encadrée par des principes éthiques solides. « La technologie n’est pas neutre », a-t-il prévenu. « Sans orientation éthique, l’intelligence artificielle peut amplifier les injustices au lieu de les réduire. » Il a exhorté les universitaires, les experts technologiques et les décideurs politiques à jouer un rôle actif dans la conception et la gouvernance des systèmes d’IA.

La conférence virtuelle a également bénéficié des analyses de spécialistes issus de divers secteurs, notamment Akeem Oyewale, directeur général de Marble Capital Limited, qui a mis l’accent sur l’impact des revenus halal sur les intentions, les comportements et les résultats. « Dans l’islam, la richesse n’est pas une fin en soi, mais un dépôt assorti de conséquences sociales », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une conduite des affaires éthique et transparente.

Les échanges ont par ailleurs mis en lumière le rôle central du dialogue dans la gestion de la diversité et la promotion de la cohésion sociale. Lukman Raimi, maître de conférences en entrepreneuriat et responsable de programme à l’Université du Brunei Darussalam, a expliqué que le dialogue ne vise pas à effacer les différences, mais à les gérer de manière éthique.

Dans la même veine, Ustadh Yusuf Kara, responsable du Nursi Research and Training Centre (NRTC) en Malaisie, a insisté sur le fait que le dialogue constitue une responsabilité civique, en particulier dans des contextes où les tensions ethniques, religieuses et idéologiques menacent la cohésion sociale.

Les experts ont unanimement convenu que l’adoption responsable de l’IA repose sur l’intention, la cohérence et une supervision humaine permanente. Selon eux, l’intelligence artificielle doit être conçue pour assister les êtres humains, et non pour les remplacer, la responsabilité finale devant toujours incomber aux personnes.

La conférence s’est conclue par un appel clair en faveur du Nigeria, invité à faire de l’adoption responsable de l’intelligence artificielle une priorité nationale. Les intervenants ont souligné que l’intégration de principes d’éthique, de transparence et de responsabilité dans le développement de l’IA permettra au pays de tirer pleinement parti des avantages de cette technologie, tout en en limitant les risques potentiels.

Comments are closed.