Éducation de base : Abuja renforce sa stratégie pour la petite enfance
Réunis à Abuja, les acteurs du secteur éducatif réitèrent l’importance de l’éducation et du développement de la petite enfance comme socle d’un système éducatif de qualité et d’une croissance durable.
Le gouvernement nigérian a réaffirmé son engagement à renforcer l’Éducation et le Développement de la Petite Enfance (Early Childhood Care and Development Education – ECCDE), qu’il considère comme le fondement d’un enseignement de base de qualité et du développement national.
Le ministre de l’Éducation, le Dr Tunji Alausa, l’a déclaré dans son discours d’ouverture à l’occasion de la réunion consultative annuelle intégrée du Comité de l’ECCDE, tenue à Abuja en présence des parties prenantes issues de l’ensemble du secteur éducatif.
Le ministre a décrit l’ECCDE comme un élément crucial du développement cognitif, social, émotionnel et physique des enfants, précisant que l’action du ministère reste guidée par la Politique nationale de l’éducation et la Politique nationale de l’ECCDE.
Il a souligné que cette réunion intervenait à un moment opportun, car elle offre l’occasion d’examiner le rapport de mise en œuvre de l’ECCDE pour l’année 2025, d’évaluer les progrès réalisés dans les différents États et d’identifier les défis persistants, notamment en matière de financement, de capacités du personnel, de coordination, de normes des environnements d’apprentissage et de mécanismes de suivi.
Selon lui, ce forum consultatif s’inscrit dans les priorités du ministère, à savoir l’amélioration des résultats d’apprentissage, le renforcement de la redevabilité, la promotion d’une planification fondée sur les données et la garantie d’environnements d’apprentissage sûrs et inclusifs.
Le Dr Alausa a insisté sur la nécessité d’une collaboration renforcée entre le ministère fédéral de l’Éducation, la Commission universelle de l’éducation de base (UBEC), les conseils éducatifs des États (SUBEB), les ministères de l’Éducation des États et les autres agences gouvernementales concernées.
Alors que débutent les préparatifs pour le cycle de mise en œuvre de 2026, il a exhorté les parties prenantes à transformer les enseignements tirés de 2025 en actions concrètes, en objectifs réalistes et en indicateurs mesurables afin d’améliorer la prestation de l’ECCDE à l’échelle nationale.
Il a salué l’UBEC, les responsables ECCDE des États, les partenaires au développement et l’ensemble des acteurs impliqués pour leur soutien constant, se disant confiant que les conclusions de la réunion renforceront significativement la mise en œuvre de l’ECCDE au Nigeria.
Le ministre était représenté à la rencontre par la directrice de l’enseignement de base au ministère, la Dre Folake Olatunji David.
Renforcer l’éducation de la petite enfance
Plus tôt, la secrétaire exécutive de la Commission universelle de l’éducation de base (UBEC), Hajia Aisha Garba, a souligné l’importance de renforcer l’éducation et le développement de la petite enfance au Nigeria à travers des politiques efficaces, des partenariats solides et des cadres de mise en œuvre appropriés.
Elle a indiqué que cette réunion consultative, qu’elle a qualifiée de longtemps attendue, visait à examiner le rapport de mise en œuvre de l’ECCDE pour 2025, à identifier les lacunes et les défis, et à proposer des solutions pratiques afin de garantir une mise en œuvre de qualité en 2026.
Selon elle, les lignes directrices proposées pour la mise en œuvre de l’ECCDE permettront d’améliorer la cohérence dans l’application de la politique et des normes minimales de l’ECCDE, d’optimiser l’utilisation des ressources et de fournir des plans opérationnels chiffrés pour la prestation des services d’éducation de la petite enfance.
Elle a expliqué que ces directives renforceront également la collaboration avec le ministère fédéral de l’Éducation, l’UNICEF et d’autres parties prenantes clés, tout en alignant le cadre nigérian de l’ECCDE sur les meilleures pratiques internationales.
« L’importance de cette concertation ne saurait être surestimée », a-t-elle déclaré, précisant que le document final devrait améliorer l’utilisation du programme d’enseignement préscolaire, encourager la participation des parents et des communautés, et approfondir les partenariats dans le domaine de l’éducation de la petite enfance.
Le rôle clé de l’ECCDE
Hajia Aisha Garba a insisté sur le rôle déterminant de l’ECCDE dans la mise en place d’une base solide pour l’apprentissage tout au long de la vie, ainsi que pour le développement cognitif, social et émotionnel des enfants.
Elle s’est montrée optimiste quant à la capacité des nouvelles directives à relever des défis majeurs, notamment les carences en micronutriments qui touchent des millions d’enfants de moins de cinq ans.
Elle a également précisé que les objectifs de la réunion incluaient l’évaluation des progrès réalisés, le partage des bonnes pratiques, le renforcement des partenariats et la définition d’une feuille de route claire pour les lignes directrices nationales de mise en œuvre de l’ECCDE.
Selon elle, ces efforts contribueront à réduire la mortalité et la morbidité infantiles, à améliorer les résultats scolaires, à accroître les taux de scolarisation et à stimuler la productivité ainsi que la croissance économique.
La responsable de l’UBEC a enfin révélé que le document reconnaîtra la lutte contre les carences en micronutriments — notamment en fer, en vitamine A et en iode — comme un élément essentiel du développement de la petite enfance. Il servira également de guide pour l’élaboration de stratégies de supplémentation nutritionnelle, d’éducation alimentaire et de prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë dans les écoles.
Elle s’est dite convaincue que l’expertise et l’engagement des personnes ressources sélectionnées et des responsables ECCDE des SUBEB garantiront l’élaboration réussie de ce document, assurant ainsi aux enfants nigérians un accès effectif à une éducation de la petite enfance de qualité.