Les Super Eagles ont affiché toute leur puissance et leur efficacité en dominant l’Algérie (2–0), validant ainsi leur qualification pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Pendant quarante-cinq minutes, la rencontre est restée fermée et disputée. Bien organisée autour d’un bloc médian compact, l’Algérie est parvenue à contenir les assauts nigérians. Victor Osimhen, Akor Adams et Ademola Lookman ont toutefois représenté une menace constante dans la surface adverse.
Les Fennecs ont tenté de faire la différence par des transitions rapides, sans jamais réellement inquiéter le gardien nigérian Stanley Nwabali. À la pause, tout restait ouvert.
Le tournant du match intervient dès la reprise. À la 47e minute, Victor Osimhen s’élève plus haut que tout le monde pour reprendre de la tête un centre millimétré de Bruno Onyemaechi et ouvrir le score. Un coup de massue pour l’Algérie.

Ce quatrième but du tournoi pour Osimhen libère le Nigeria et sonne les Fennecs. Dix minutes plus tard, les Super Eagles frappent à nouveau, exploitant avec sang-froid les largesses défensives algériennes. Une nouvelle fois décisif, Osimhen glisse le ballon à Akor Adams dans le dos de la défense. L’attaquant fait preuve de calme, élimine Luca Zidane et conclut dans le but vide (57e). 2–0, le sort de la rencontre est scellé.
L’Algérie tente alors de réagir en se projetant davantage dans le dernier tiers, mais manque de justesse et de tranchant pour déstabiliser une défense nigériane solide et parfaitement organisée. Le Nigeria, de son côté, gère la fin de match avec maturité, cassant le rythme et fermant les espaces.
Puissants, efficaces et cliniques après la pause, les Super Eagles poursuivent leur marche en avant et abordent le dernier carré avec l’allure de sérieux prétendants au titre.

Homme du match, Victor Osimhen a tenu à relativiser sa performance individuelle :
«J’ai marqué un but et délivré une passe décisive, mais l’essentiel reste le collectif. C’est la performance de l’équipe nationale qui compte avant tout», a-t-il déclaré.
«Nous avons battu une bonne équipe algérienne, avec des joueurs talentueux. Mon influence dans le jeu reflète aussi mon expérience acquise lors des précédentes CAN. Ce n’est pas seulement marquer des buts décisifs, mais savoir peser sur le jeu et contribuer à la victoire. C’est ce qui compte le plus. Je cherche toujours à progresser, mentalement et physiquement.»
Pour leur 16e apparition en demi-finale de la CAN, les Super Eagles affronteront le pays hôte, le Maroc, pour une place en finale.

De son côté, le sélectionneur algérien Vladimir Petković a reconnu la supériorité nigériane :
«Je félicite l’équipe du Nigeria, qui mérite sa victoire. L’adversaire a été meilleur que nous. Nous n’avons pas réussi à entrer pleinement dans le match», a-t-il admis.
«Sans entrer dans trop de détails, le Nigeria nous a dominés. Il nous a manqué beaucoup de choses. Nous voulions contrôler le jeu, mais l’adversaire était trop fort et nous en a empêchés.»
Le technicien a également souligné l’impact physique et technique des Super Eagles :
«Le Nigeria a démontré ses qualités individuelles et, physiquement, nous étions en dessous. Nous avons essayé de revenir en seconde période, mais nous n’avons pas atteint le niveau offensif souhaité.»
«Les joueurs sont déçus et abattus après cette élimination. Ils ont toutefois réalisé un bon tournoi. Cette compétition est terminée, une autre arrive. Nous devons garder la tête haut», a-t-il conclu.