Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) au Soudan a averti que l’escalade de la violence, en particulier dans la région du Kordofan, continue de mettre en danger les civils et de provoquer de nouvelles vagues de déplacements.
Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré aux journalistes à New York que les derniers décès sont survenus dans un contexte d’escalade de la violence, en particulier dans les Kordofans, qui continue de mettre en danger les civils et de provoquer des déplacements.
Les forces militaires rivales se disputent le contrôle du Soudan depuis avril 2023, les Forces de soutien rapide (RSF) gagnant du terrain dans l’ouest et le sud, tandis que l’armée soudanaise contrôle la majeure partie de l’est, y compris la capitale.
D’autres victimes ont été signalées après que des frappes de drones ont touché samedi des zones situées au cœur de la crise alimentaire au Soudan, dans le nord du Darfour, quelques jours avant que le pays n’atteigne le triste cap des 1 000 jours de combats.
OIM
Citant l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), M. Dujarric a souligné qu’entre le 31 décembre et le 4 janvier, les violences ont poussé près de 1 000 personnes à fuir une localité du Sud-Kordofan.
En outre, quelque 2 000 personnes ont été déplacées d’une région du Nord-Kordofan lundi.
Au total, environ 65 000 personnes ont été déplacées entre fin octobre et fin décembre dans toute la région du Kordofan.
La guerre qui a entraîné l’intervention de puissances étrangères et déstabilisé plusieurs pays de la région a provoqué l’une des plus grandes crises de déplacements au monde, avec plus de 12 millions de personnes déracinées, selon le bureau de coordination de l’aide humanitaire des Nations unies (OCHA).
M. Dujarric a réitéré son appel à une cessation immédiate des hostilités et à la protection des civils, ainsi qu’à un accès humanitaire rapide, sûr et durable.
Parallèlement, les agences des Nations unies contribuent à améliorer les conditions de vie dans la capitale, Khartoum, alors que les familles reviennent pour reconstruire leur vie après la reprise de la ville aux mains des forces de la RSF par les troupes gouvernementales l’année dernière.
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et ses partenaires contribuent à l’enlèvement des débris, créent des opportunités à court terme pour les habitants et soutiennent la distribution de médicaments malgré les infrastructures endommagées.