Le ministre du budget demande plus de soutien de la part de la BAD

Détails avec Florence Adidi-Abuja

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Le ministre nigérian du Budget et de la Planification économique, Sen Abubakar Atiku Bagudu, a appelé à un soutien accru de la Banque africaine de développement (BAD) pour permettre au gouvernement fédéral de mettre en œuvre efficacement les réformes économiques qu’il a récemment instituées.
Le ministre a lancé cet appel lors de la mission de consultation du département national du groupe de la Banque africaine de développement.
Sen. Bagudu a reconnu le soutien apporté au pays mais a insisté sur la nécessité d’un soutien plus important pour les investissements du Nigeria en plus d’amortir l’effet des réformes entreprises par le gouvernement fédéral. Ces réformes comprennent la suppression de la subvention au carburant, la déréglementation des devises étrangères et l’efficacité des dépenses.
Selon le ministre, “nous voulons générer davantage de croissance qui soit inclusive et équitablement partagée”. Il a également présenté des plans visant à réduire le déficit et à augmenter les dépenses d’investissement, ainsi que des initiatives visant à dérisquer des secteurs tels que l’industrie manufacturière et l’agriculture. Malgré le défi que représente la volatilité du taux de change, M. Bagudu a affirmé que les mesures de réforme étaient essentielles à la transformation et à l’expansion économique du Nigeria.
Le ministre a saisi l’occasion pour exhorter la banque à renforcer son mécanisme de retour d’information en obtenant les contributions des sous-nationaux du pays afin d’obtenir de meilleurs résultats pour atteindre les objectifs globaux du programme.
Auparavant, le chef d’équipe de la Banque africaine de développement (BAD), M. Jacob Oduor, a déclaré que l’objectif de la mission était de tenir des consultations avec les fonctionnaires du gouvernement fédéral et d’autres parties prenantes clés sur la mise en œuvre du document de stratégie pays du Nigeria. La mission devait également déterminer dans quelle mesure les résultats escomptés avaient été atteints et tirer des leçons pour informer la conception d’un nouveau DSP (2025-2029).
Le directeur du département macro-économique, M. Felix A. Okonkwo, a expliqué que les consultations se concentreraient sur le développement économique récent et les défis économiques en 2022-2023. Elles examineront l’alignement continu des domaines prioritaires du DSP sur les plans de développement à long terme du pays.
Une vue d’ensemble des mesures visant à intégrer la fragilité, le changement climatique et le genre dans la planification et le développement économiques sera également effectuée.

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