Journée ouverte aux arbitres de la CAF: les sifflets africains à l’honneur

Murtada Nanzif Adekunle nous a révélé les faits depuis Abidjan

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Le journaliste Nanzif Murtada à gauche et l’arbitre marocaine Bouchra Karboubi

En toute compétition sportive, nous avons un arbitre qui est le maitre du jeu. Et lorsqu’on parle d’arbitrage, l’on se réfère à une procédure dans le cadre de laquelle le litige est soumis, par convention entre les parties, à un ou plusieurs arbitres qui rendent une décision contraignante. En réalité, il y a des arbitres ou des juges, dans toutes les disciplines sportives en compétition : rugby, judo, tennis, athlétisme, boxe, équitation.

Dans le monde du foot, il y a certainement un arbitre qui veille au bon déroulement d’une épreuve, qui décide si les règles du jeu sont respectées ou non et d’appliquer les sanctions (cartons, exclusions, penalties..) éventuelles. Ces derniers sont aussi des acteurs prépondérants qui sont impliqués, de manière directe, dans l’excellence d’un match de football à travers leurs verdicts.

Notons qu’avant le coup d’envoi de la compétition, la CAF a révélé la liste des arbitres retenus pour la compétition. Ils sont au nombre de 68 personnes. Au niveau des arbitres centraux on note 26, pour les arbitres assistants 30 et ceux de la VAR 12. Il faut préciser qu’aucun sifflet nigérian a été listé.

Ce jeudi 25 janvier a été un jour d’honneur, de respect et de gloire aux arbitres africains à Abidjan. Cette rencontre dédiée aux sifflets africains en plein présence des journalistes du continent présents à la CAN 2023 marque la reconnaissance des travaux de durs labeurs effectués par ces arbitres. Passer une journée avec ces 68 sifflets est une reconnaissance exceptionnelle car ces arbitres font partie d’un groupe qui auront la responsabilité de veiller à l’équité et au bon déroulement des rencontres lors de cette CAN.

Un arbitre explique les régles de la VAR

Au cours de cette rencontre, il convient de noter que ces arbitres qui représentent sans doute, une image positive du corps arbitral africain, ont affiché leur fierté devant les journalistes venant de différents pays. Ils se sont familiarisés avec des journalistes, tout expliquant certains défis rattachés à leur profession.

VAR comme moyen essentiel de l’arbitrage

Au cours de cette journée, les outils essentiels de l’arbitrage ont été initiés aux journalistes pour faciliter la compréhension des journalistes à la prise de décision lors des matchs. Le protocole d’assistance vidéo à l’arbitrage se doit, dans la mesure du possible, d’être conforme aux principes et à la philosophie des Lois du Jeu.

L’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage est uniquement permise lors de matches/compétitions pour lesquel (le)s l’organisateur a rempli l’ensemble des exigences du Programme d’aide et d’approbation relatif à la mise en œuvre de l’assistance vidéo à l’arbitrage (telles qu’établies dans la documentation de la FIFA y afférente) et a également reçu l’autorisation écrite de la FIFA.

Principes

L’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage dans des matches de football est basée sur plusieurs principes qui doivent s’appliquer lors de chacune de ces rencontres.

1. Un arbitre assistant vidéo est un officiel de match ayant un accès indépendant aux images du match et qui peut uniquement aider l’arbitre en cas d’« erreur manifeste » ou d’un « incident grave manqué » lié(e) aux situations suivantes :

a. But marqué/non marqué

b. Penalty/pas de penalty

c. Carton rouge direct (pas de deuxième carton jaune/avertissement)

d. Identité erronée (lorsque l’arbitre n’avertit ou n’exclut pas le bon joueur)

2. L’arbitre doit toujours prendre une décision : il ne peut choisir d’interrompre le jeu sans prendre de décision pour ensuite recourir à l’assistance vidéo pour prendre la décision. Le fait de laisser le jeu se poursuivre après une faute présumée est en soi une décision qui peut faire l’objet d’une analyse vidéo.

3. La décision initiale prise par l’arbitre ne sera pas modifiée à moins que l’analyse vidéo n’indique clairement que la décision est une erreur manifeste.

4. Seul l’arbitre peut initier une analyse vidéo ; l’arbitre assistant vidéo (et les autres officiels de matches) peut uniquement recommander une analyse à l’arbitre principal.

5. La décision finale revient toujours à l’arbitre, qu’elle soit basée sur les informations fournies par l’arbitre assistant vidéo ou qu’elle soit consécutive à une analyse vidéo au bord du terrain effectuée par l’arbitre.

6. Le processus d’analyse n’est pas soumis à une limite de temps étant donné que la précision est plus importante que la vitesse.

7. Les joueurs et les officiels d’équipe ne peuvent entourer l’arbitre ni tenter d’influencer le recours à la vidéo, le processus d’analyse ou la décision finale.

8. L’arbitre doit rester « visible » pendant la procédure d’analyse afin de garantir la transparence du processus.

9. Si le jeu se poursuit après un incident qui est ensuite analysé à la vidéo, une éventuelle sanction disciplinaire prise ou requise durant cette période ne sera pas annulée, même si la décision consécutive à cet incident est modifiée (sauf dans le cas d’un carton jaune/rouge infligé pour avoir annihilé une attaque prometteuse ou une occasion de but manifeste).

10. Si le jeu a repris après avoir été arrêté, l’arbitre ne peut effectuer une analyse sauf en cas d’identité erronée ou en cas d’infraction passible d’exclusion telle qu’un comportement violent, crachat, morsure, et/ou propos ou actes blessants, grossiers ou injurieux.

11. La période de jeu précédant et faisant suite à un incident pouvant être analysé est déterminée par les Lois du Jeu et le protocole d’assistance vidéo à l’arbitrage.

12. Étant donné que l’arbitre assistant vidéo « vérifie » automatiquement chaque situation/décision, les entraîneurs ou les joueurs n’ont pas à demander une analyse.

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