Guerre au Soudan : l’ONU déplore l’intensification de la crise humanitaire

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Le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires des Nations unies, Martin Griffiths, a mis en garde contre la détérioration de la situation due à la guerre au Soudan.

Stéphanie Tremblay, porte-parole des Nations unies, a déclaré aux médias jeudi que près de 25 millions de personnes au Soudan auront besoin d’aide humanitaire cette année, mais l’escalade des hostilités rend la plupart d’entre elles inaccessibles.

Elle a souligné que la communauté internationale, en particulier ceux ayant une influence sur les parties en conflit au Soudan, doit prendre des mesures décisives et immédiates pour mettre fin aux combats et sauvegarder les opérations humanitaires visant à aider des millions de civils.

D’autre part, le chef paramilitaire soudanais, le général Mohammed Hamdan Dagalo, a annoncé jeudi son engagement à respecter un cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre dévastatrice dans son pays, bien que les combats persistent et qu’aucun progrès n’ait été réalisé dans les pourparlers de paix avec le chef militaire soudanais, le général Abdel-Fattah Burhan.

Dagalo, chef des Forces de soutien rapide, a affirmé avoir informé le président sud-africain Cyril Ramaphosa des “efforts considérables déployés pour mettre fin à cette guerre” lors d’une réunion à Pretoria.

 

Bien qu’il ait insisté sur l’engagement inébranlable à cesser les hostilités, il n’a pas précisé s’il allait rencontrer Burhan ni quand cela pourrait se produire.

Le mois dernier, les généraux en conflit ont accepté de se rencontrer en personne pour des pourparlers en vue d’un éventuel cessez-le-feu, selon l’IGAD, le bloc régional d’Afrique de l’Est, bien que la date et le lieu des pourparlers n’aient pas été annoncés.

Lors de la rencontre de jeudi avec Dagalo, Ramaphosa a exprimé son espoir d’un “dialogue éminent en tête-à-tête” entre Dagalo et Burhan, appelant à un “cessez-le-feu immédiat”, selon le porte-parole de Ramaphosa, Vincent Magwenya.

Malgré la perspective d’un cessez-le-feu, les tensions persistent, et le conflit s’est intensifié, avec 300 000 personnes contraintes de fuir leur domicile le mois dernier dans une province qui était devenue un refuge pour les civils après l’attaque de la ville de Wad Medani par les forces de sécurité.

Le département d’État américain a déclaré que les Forces de soutien rapide (RSF) et l’armée soudanaise ont commis des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité au cours des neuf mois de conflit.

Dagalo poursuit sa tournée en Afrique, ayant rencontré le président kényan William Ruto mercredi après des visites en Ouganda, en Éthiopie et à Djibouti.

 

Avec Africanews

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