Le Nigéria va ratifier le traité sur la haute mer

Narration de Zeniat Abubakar

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Le gouvernement nigérian a appelé les États membres de la CEDEAO à se joindre à la ratification rapide du traité sur la haute mer récemment adopté afin d’atteindre “60 ratifications” d’ici juin 2025.

Le ministre d’État à l’environnement du Nigéria, Dr Iziaq Salako, a fait cette déclaration en marge de la COP 28 qui se tient à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Dr Salako a fait remarquer que la région doit également s’assurer qu’elle est pleinement prête à mettre en œuvre les engagements pour une planète meilleure et à se tenir mutuellement responsable de la mise en œuvre de ces engagements.

Le ministre a également révélé que la région de la CEDEAO doit s’unir pour s’assurer que l’appel à l’ambition pour l’expansion des zones protégées s’accompagne d’une ambition égale en matière de financement, d’extinction des espèces sauvages et de restauration des écosystèmes.

“Je suis heureux d’annoncer que les nations africaines sont parvenues à un consensus pour soutenir la ratification du nouveau traité international sur les océans pour la haute mer. Le Nigéria utilise également l’instrument de la présidence de la CEDEAO sous la direction du président Bola Ahmed Tinubu pour mobiliser la sous-région de la CEDEAO.

”La semaine dernière, avec le soutien de l’initiative Bloomberg Ocean, les pays de la CEDEAO se sont réunis à Abuja, au Nigéria, et ont décidé de ratifier rapidement le nouveau traité sur la haute mer afin de faciliter la désignation de zones hautement et entièrement protégées dans l’océan mondial au-delà de la juridiction nationale. Pour le Nigéria et la CEDEAO, il s’agit d’une étape essentielle et urgente, et nous appelons toutes les autres régions et tous les autres pays à nous rejoindre et à ratifier rapidement le traité afin que nous puissions atteindre 60 ratifications d’ici à juin 2025,” a expliqué le ministre.

Le ministre a également détaillé que le gouvernement nigérian s’engageait à travailler avec les parties prenantes concernées pour protéger ses océans et ratifier rapidement le traité sur la haute mer.

Selon lui, “le Nigéria est un État maritime dont le littoral de plus de 850 km borde l’océan Atlantique et dont la population côtière est estimée à 20 millions de personnes. La vie, les moyens de subsistance et la santé de ces 20 millions de Nigérians peuvent être directement influencés par la santé de l’océan Atlantique et nous constatons aujourd’hui que des communautés riveraines sont emportées par les eaux et en voie d’extinction”.

M. Salako a en outre souligné que la création d’aires marines entièrement protégées doit être une responsabilité partagée afin d’atteindre l’objectif de 30 % d’aires marines protégées d’ici à 2030.

“Nous partageons tous les avantages que nous procurent nos océans. Nous partagerons également les dommages lorsque les écosystèmes côtiers et marins dégradés menaceront la sécurité physique, économique et alimentaire des communautés locales et lorsqu’ils menaceront l’économie mondiale. Si nous ne protégeons pas nos océans, nos océans ne pourront pas nous protéger”. La ministre a ajouté.

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