L’accès à l’eau potable, priorité du Nigéria

Article de Terver Dominic

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L’eau, c’est la vie. Ce dicton très ancien souligne l’importance de l’eau pour les êtres vivants. En tant que plus grande ressource naturelle sur terre, l’eau est essentielle à la vie de tous les êtres vivants. Sans eau, les animaux et les plantes ne peuvent survivre dans aucune partie du monde.

Les pays développés investissent massivement dans la gestion de l’eau et mettent en place des institutions capables de gérer les ressources en eau en vue d’une utilisation optimale.

Cependant, la situation est tout à fait différente dans la plupart des pays en développement. La priorité n’est pas accordée à la gestion des ressources en eau en vue d’une utilisation efficace. L’accès à l’eau potable est très faible.

Au Nigéria, les ressources en eau renouvelables totales par habitant sont estimées à plus de deux mille mètres cubes par an. Pourtant, l’accès à l’eau potable est faible, puisque seuls 69 % des Nigérians ont accès à l’approvisionnement en eau de base. Comparé à d’autres pays, l’accès aux ressources en eau renouvelables est encore faible au Nigéria. Cela montre l’ampleur du travail et des investissements nécessaires pour parvenir à une couverture nationale des services d’approvisionnement en eau renouvelable.

En réponse à ces exigences, le gouvernement nigérian a chargé le ministère fédéral des ressources en eau de superviser le développement et la gestion des ressources en eau dans le pays. Cependant, au fil des années, des plaintes ont été déposées concernant le manque de financement qui a entravé le fonctionnement du ministère. C’est le principal facteur qui a empêché l’exécution du plan directeur du ministère en matière de ressources en eau, dont la mise en œuvre a été approuvée récemment.

L’allocation budgétaire pour les ressources en eau du ministère en 2023 est d’environ 200 milliards de nairas. Sur ce montant, un peu plus de 12 milliards de nairas sont alloués au plan directeur des ressources en eau pour l’année, ce qui est insuffisant, selon les normes des Nations unies, pour mettre en place un système d’approvisionnement en eau.

Le financement insuffisant des ressources en eau a pour conséquence que les citoyens n’ont pas accès à une eau de qualité pour la consommation. Une grande partie de l’eau disponible est également polluée, ce qui entraîne un manque d’assainissement. Le manque d’eau potable fiable et sûre entraîne des maladies d’origine hydrique, des décès, des coûts de santé et une perte de productivité et de gestion du temps.

Avec un financement accru, le ministère des ressources en eau du Nigéria sera renforcé pour gérer les ressources en eau du pays de manière adéquate, fournir un accès à l’approvisionnement en eau aux citoyens et assurer un assainissement adéquat.

L’amélioration du financement permettra également au ministère de protéger l’environnement du pays contre la pollution, d’empêcher le gaspillage de l’eau et de préserver l’environnement aquatique et l’écologie afin de sauvegarder et d’améliorer le cycle hydrologique en général. Il garantira également un approvisionnement en eau adéquat, en qualité et en quantité, pour les besoins domestiques, industriels et agricoles.

La bonne nouvelle, cependant, c’est que certains organismes étrangers, comme l’UNICEF, sont prêts à collaborer avec le ministère nigérian des ressources en eau et de l’assainissement pour réaliser la feuille de route souhaitée en matière de gestion des ressources en eau.

Lors d’une récente visite au ministre des ressources en eau et de l’assainissement, le professeur Joseph Utsev, à Abuja, le directeur adjoint de l’UNICEF, Dr Rownak Khan, a assuré son hôte de la volonté de l’UNICEF de s’associer au Nigéria dans la campagne visant à mettre fin à la défécation à l’air libre et à améliorer l’accès à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement.

Il est important que le gouvernement nigérian profite de cette occasion pour collaborer avec les organisations internationales afin de réaliser le mandat du ministère en matière de gestion des ressources en eau et d’accélérer l’accès des citoyens aux services d’approvisionnement en eau.

Il est également impératif que le gouvernement envisage d’augmenter l’allocation budgétaire au secteur des ressources en eau afin d’améliorer le système de distribution de l’eau et d’accroître l’accès à l’eau des Nigérians ordinaires.

Les acteurs concernés de la chaîne d’approvisionnement en eau devraient être en mesure d’adopter de nouvelles méthodes d’utilisation des eaux existantes, comme les fleuves Benue et Niger et leurs affluents, afin d’endiguer les grands fleuves et de fournir l’eau nécessaire à la consommation, à l’agriculture et à la production d’électricité pour la population, comme c’est le cas dans de nombreux pays d’Afrique.

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