Les recteurs des écoles polytechniques réfutent la corruption des membres des commissions parlementaires

Détails avec Gloria Essien, Abuja

0 348

Les recteurs des écoles polytechniques fédérales au Nigéria ont réfuté les allégations selon lesquelles des membres de la commission ad hoc des parlementaires chargée d’enquêter sur les allégations de racket sur l’emploi et de mauvaise gestion du système intégré d’information sur le paiement du personnel (IPPIS) par les ministères, départements et agences fédéraux (MDA) leur auraient demandé de verser des pots-de-vin.

Ce refus a été formulé lors de leur comparution devant la commission à Abuja.

Il faisait suite à un article paru sur un média en ligne, selon lequel certains membres de la commission avaient demandé aux vice-chanceliers des universités et aux directeurs des établissements d’enseignement supérieur de verser une certaine somme d’argent sur un compte bancaire en guise de pot-de-vin, afin de leur permettre de traiter leurs dossiers avec aisance.

Les membres du comité se seraient également livrés à des extorsions de fonds auprès des responsables des ministères, départements et agences fédéraux, y compris ceux des établissements d’enseignement supérieur à travers le pays.

Mais le président du comité des recteurs des écoles polytechniques fédérales, Engr Yahaya Mohammed, qui s’est exprimé au nom des recteurs des écoles polytechniques présents à la reprise de l’audience d’investigation, a révélé qu’ils n’avaient à aucun moment interagi avec un membre du comité et a également nié avoir reçu un numéro de compte pour payer des pots-de-vin comme cela a été allégué.

M. Mohammed, qui est également recteur de l’école polytechnique fédérale de Kaura Namoda, dans l’État de Zamfara, a fait cette déclaration lorsque le président de la commission ad hoc, Yusuf Adamu Gagdi, lui a demandé de s’exprimer sur les allégations de corruption et d’extorsion formulées à l’encontre des membres de la commission, comme cela a été rapporté.

“C’est la première fois que nous intervenons auprès de la commission. Nous sommes tous venus à Abuja hier. Monsieur le Président, nous n’avons reçu aucun numéro de compte ni aucun nom de compte de la part d’un membre de cette commission. Je dirai sous serment que nous n’avons reçu aucun numéro de compte d’aucun membre de cette commission”, a intimé Engr Muhammed.

Le recteur a également précisé à la commission que les écoles polytechniques fédérales manquaient de personnel parce qu’elles n’avaient pas embauché de staff depuis longtemps.

Le président de la commission, M. Yusuf Adamu Gagdi, a intimé qu’il avait adressé une lettre à la Commission indépendante de lutte contre la corruption et autres infractions connexes (ICPC) et à d’autres organismes de lutte contre la corruption pour enquêter sur le numéro de compte qui aurait été communiqué aux directeurs d’établissements d’enseignement supérieur concernant le paiement de pots-de-vin, comme cela a été rapporté, et pour vérifier s’il y a un lien avec ce numéro de compte.

Il a réitéré que les membres de la commission et lui-même ne seraient pas soumis à un chantage les empêchant de faire leur travail.

“J’ai déjà écrit à l’ICPC pour qu’elle enquête sur le numéro de compte publié par PREMIUM TIMES, sur le propriétaire de ce compte et sur l’existence de transactions effectuées par des vice-chanceliers, des recteurs d’instituts polytechniques et des dirigeants d’établissements d’enseignement supérieur dans le pays”, a révélé M. Gagdi.

Il a également menacé la commission d’intenter une action en justice contre le média en ligne pour cette publication qui, selon lui, visait à “faire chanter et à discréditer” la commission.

Les vice-chanceliers des universités fédérales devraient à nouveau comparaître devant le comité vendredi.

Leave A Reply

Your email address will not be published.