Rendre prioritaire la sécurité alimentaire: le besoin de stabilité

Article de Ene Okwanihe

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La sécurité alimentaire est un concept qui englobe la disponibilité et l’accessibilité d’aliments sains et nutritifs pour tous. Au Nigéria, l’administration de Muhammadu Buhari a lancé des politiques visant à améliorer la sécurité alimentaire de ses citoyens. Cependant, la pandémie de Covid-19 a affecté la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Nigéria. La production agricole a été réduite en raison du blocage mondial, du manque d’accès aux installations et aux produits agricoles tels que les engrais, de la faiblesse de la main-d’œuvre et des politiques restrictives.

Ces facteurs ont généralement entraîné une pénurie alimentaire et une inflation des prix, qui ont de plus en plus menacé la stabilité économique et sociale des ménages nigérians. Les attaques de terroristes et d’hommes armés contre les agriculteurs et les terres agricoles dans certaines parties du pays sont devenues une autre source majeure d’inquiétude pour la sécurité alimentaire.

Néanmoins, le gouvernement n’est pas resté les bras croisés et s’est lancé dans une série de mesures visant à assurer la sécurité des agriculteurs en vue d’une récolte abondante, y compris l’amélioration continue des institutions agricoles par le biais de groupes d’agriculteurs et d’organisations qui s’occupent des agriculteurs. Le gouvernement a investi massivement dans l’agriculture en développant des infrastructures telles que des routes, des canaux d’irrigation et des marchés pour les produits agricoles.

Le gouvernement a également inauguré la version révisée de la politique nationale de semences agricoles pour 2022, qui vise à garantir la sécurité alimentaire dans le pays. Cette politique doit permettre aux agriculteurs d’avoir accès à des plants de meilleure qualité. Elle permettra également de lever les ambiguïtés de la précédente politique nationale en matière de semences.

L’administration Buhari a également pris des mesures pour accroître la production agricole et transformer le secteur de la subsistance en un système hautement mécanisé. En plus de contribuer à la suffisance et à la sécurité alimentaires du pays, cette mesure permettra également d’exporter des produits agricoles. L’Agence nationale pour les infrastructures scientifiques et techniques (NASENI) facilite déjà la fourniture d’outils et d’équipements modernes pour l’agriculture mécanisée. Ceux-ci garantiraient la technologie pour la transformation, la conservation et la disponibilité des aliments, ainsi que l’intelligence artificielle pour des saisons de culture efficaces et multiples.

L’agence collabore également avec des partenaires du Royaume hachémite de Jordanie, de la République tchèque et de l’Italie pour équiper l’Institut et cinq autres dans le pays, avec des installations de recherche et de fabrication ultramodernes, ciblant la meilleure et la plus haute technologie au monde.

La révolution du riz, introduite par le gouvernement Buhari, donne déjà les résultats escomptés. Les Nigérians sont désormais satisfaits du riz produit localement par les agriculteurs locaux. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Nigéria est le plus grand producteur de riz en Afrique, avec une production annuelle de huit millions de tonnes, suivi par l’Égypte, Madagascar, la Tanzanie et le Mali.

Malgré cela, le Nigéria est le troisième importateur mondial de riz usiné, avec environ deux millions de tonnes métriques de riz importées dans le pays. Il est donc nécessaire que le Nigéria améliore encore sa capacité de production de riz.

Selon les données, la production de riz du Nigéria a continué à augmenter sous cette administration. Par exemple, la production de riz du pays est passée de deux millions de tonnes métriques en 2015, après l’interdiction des importations de riz, à neuf millions de tonnes métriques en 2021, et elle continue d’augmenter.

Il ne fait aucun doute qu’un secteur agricole stable est une économie durable.

C’est pourquoi le nouveau gouvernement doit s’appuyer sur les succès enregistrés par l’administration Buhari en matière de sécurité alimentaire. Après tout, un pays où la nourriture est abondante a tendance à vivre de manière plus heureuse. Il réduit les maux sociaux et améliore l’état de santé de la population, en particulier des enfants et des personnes vulnérables de la société.

Comme on dit, un homme affamé est un homme en colère, et donc, en plus de projeter l’image du pays favorablement à la communauté internationale, cela contribue également à créer une atmosphère propice à une gouvernance saine.

 

Traduction faite par Mourtada Nanzif Adékounlé

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