Les écarts d’accès aux télécommunications baissent de 53 % au Nigéria

Propos recueillis par Na'ankwat Dariem, Abuja

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Le nombre de zones identifiées dans le Nigéria qui n’ont pas accès aux services de télécommunications a été réduit de 53,1 % à la fin de l’année 2022.

Le vice-président exécutif (EVC) et directeur général de la Commission, le professeur Umar Garba Danbatta, a révélé cette information lors d’un récent forum des parties prenantes de l’industrie des télécommunications à Yenagoa, dans l’État de Bayelsa.

M. Danbatta, qui était représenté au forum par Usman Mamman, responsable de la pré-autorisation à la Commission, a noté que de 207 groupes de lacunes d’accès en 2013, l’industrie a été réduite à 97 à la fin de 2022 en comblant 110 groupes de lacunes d’accès, ce qui représente une réduction de 53,1 pour cent.

Il a ajouté qu’en conséquence, le nombre de Nigérians qui tombaient dans le fossé d’accès, estimé à 37 millions en 2013, a été réduit à 27 millions, suite à l’augmentation de l’accès aux services de télécommunications par ceux qui n’étaient jusqu’à présent pas inclus numériquement.

Le fossé d’accès fait référence aux groupes de communautés ou aux zones regroupées dans différentes parties du pays qui sont privées d’accès aux services de télécommunications. À ce jour, la NCC a réduit les groupes de fossés d’accès de plus de la moitié.

M. Danbatta a précisé : “Nous avons travaillé sans relâche pour nous assurer que nous apportons des services de télécommunications aux personnes vivant dans les zones rurales, non desservies et mal desservies de ce pays, soit un total de 37 millions de personnes, grâce à la consultation qui a été menée en 2013.

“En 2019, nous avons réussi à réduire les écarts d’accès à 114 grâce au déploiement de l’infrastructure nécessaire pour apporter des services aux personnes vivant dans les zones rurales, non desservies et mal desservies du pays. Le déploiement de l’infrastructure se fait en termes de stations émettrices-réceptrices de base, ce qui a permis de réduire le nombre de Nigérians dans ces groupes de 37 millions à 31 millions en 2019.

“D’ici à 2022, nous avons réduit le nombre d’îlots d’accès à 97, contre 207 en 2013. Le nombre de Nigérians est passé de 37 millions en 2013 à 27 millions à l’heure où nous parlons. Nous y sommes parvenus en déployant, de 2009 à 2011, un total de 79 nouvelles stations émettrices-réceptrices de base“, a-t-il déclaré.

M. Danbatta a poursuivi qu’entre 2013 et 2018, le secteur des télécommunications a également été témoin du déploiement de 124 stations émettrices-réceptrices de base supplémentaires, tandis que de 2019 à 2022, un total de 364 stations émettrices-réceptrices de base a été déployé.

“Jusqu’à présent, le nombre total de stations émettrices-réceptrices de base que nous avons déployées entre le moment où les déficits d’accès ont été identifiés et la fin de l’année 2022 est de 567”, a-t-il révélé.

Tout en décrivant la réduction du fossé d’accès jusqu’à présent comme une étape importante, M. Danbatta a toutefois intimé que la Commission ne se reposerait pas à moins qu’elle ne s’efforce de garantir que les 27 millions de Nigérians restants, qui n’ont actuellement pas accès aux services de télécommunications, bénéficient de ces services.

Par ailleurs, l’EVC a conclu que la délivrance de licences d’opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO) et le déploiement de réseaux de cinquième génération (5G), entre autres, font partie des interventions réglementaires de la Commission visant à combler les 97 accès restants dans le pays afin de fournir une connectivité omniprésente dans tous les coins et recoins du Nigéria.

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