Les soldats maliens votent avant le référendum constitutionnel

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Les membres des forces de sécurité du Mali ont voté lors du scrutin anticipé en vue du référendum sur la nouvelle constitution.

Le référendum prévu pour le 18 juin est une étape importante sur la voie des élections promises pour février 2024. Le dimanche 11 juin, des soldats ont voté à Bamako dans le cadre du vote anticipé.

“Je suis très heureux d’être le premier électeur en ma qualité de commandant de régiment et je suis très fier d’avoir accompli mon devoir civique. Et j’exhorte tous mes collègues à venir voter”, déclare le lieutenant-colonel Mohamed Lamine Doumbia, commandant du 34e régiment du génie militaire.

Le projet de constitution renforce le pouvoir du président et prévoit que c’est le président, et non le gouvernement, qui nomme le premier ministre et les ministres.

Le président a également le droit de les limoger et de dissoudre le parlement.

Mais certaines parties du projet ont déjà déclenché la controverse.

Une partie qui dit que le Mali est une “république indépendante, souveraine, unitaire, indivisible, démocratique, laïque et sociale” a amené les imams, une classe religieuse puissante dans la nation sahélienne, à contester le principe de laïcité.

Le 18 juin prochain, “les électeurs devront répondre par oui ou par non à la question” du référendum, que le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga, déclare être : “Approuvez-vous le projet de constitution ?”.

L’un des membres des forces de sécurité qui a voté dimanche a déclaré que le scrutin s’était bien déroulé.

“Tout se passe bien depuis l’ouverture [du bureau de vote], tout est en place, tout le matériel est préparé. Tout est en place pour le vote. Nous avons commencé à 8 heures et nous continuerons jusqu’à 18 heures”. Chaka Sangaré, commandant de l’armée de l’air française, président du bureau de vote N.1.

Le changement constitutionnel a longtemps été débattu au Mali, un référendum prévu en 2017 n’a pas eu lieu et ce référendum du 18 juin sera le premier vote national depuis 2020.

L’armée bénéficie actuellement d’un fort soutien populaire, selon un sondage d’opinion réalisé en février auprès de 2 295 Maliens par la fondation allemande Friedrich-Ebert-Stiftung.

Plus de neuf personnes sur dix se sont déclarées satisfaites des autorités.

Trois personnes sur cinq ont déclaré qu’il n’était pas important de respecter la date limite fixée pour le rétablissement d’un régime civil.

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