Soudan : le cessez-le-feu humanitaire prolongé pour cinq jours

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Après un cessez-le-feu humanitaire à peine respecté, lundi, les parties belligérantes soudanaises ont accepté de prolonger la trêve sous la pression médiatrice de l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis alors que les échanges de tirs prolifèrent à Khartoum et au Darfour.

La récurrence des combats a entravé l’acheminement de l’aide humanitaire essentielle, dont dépendent aujourd’hui 25 millions de personnes pour survivre.

Des signes inquiétants d’une guerre civile potentielle ont été exprimés par les Nations unies, une mobilisation tribale ayant été signalée dans l’ouest du Darfour et dans la région du Nil Bleu.

L’ancien gouverneur de la capitale, Minni Minnawi, ancien rebelle aujourd’hui proche de l’armée de du général Abdel Fattah Al-Burhane, a appelé dimanche “jeunes et vieux, femmes et hommes, à prendre les armes pour défendre leurs biens”.

Samedi, le général Al-Burhane a réclamé le limogeage de Volker Perthes, l’émissaire de l’ONU au Soudan le faisant porter la responsabilité de la guerre.

Le chef de l’armée accuse M. Perthes d’avoir « dissimulé » la situation explosive à Khartoum. Sans ces “mensonges” le général “Daglo n’aurait pas lancé ses opérations militaires”.

Depuis son déclenchement le 15 avril dernier, la guerre a tué au moins 886 civils et fait des milliers de blessés, selon les chiffres de l’association des médecins soudanais. La guerre a également fait près d’un million et demi de déplacés, tant à l’intérieur du pays que dans les pays voisins.

La situation est particulièrement critique au Darfour, région la plus touchée par les combats avec la capitale Khartoum ç peine remise par la guerre meurtrière des années 2000.

 

Avec Africanews

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