Bonne gouvernance: soutien continu au Nigéria, promesse de la Banque mondiale

Par Chioma Eche, Abuja

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La Banque mondiale a promis un soutien continu aux gouvernements à tous les niveaux au Nigéria pour qu’ils puissent remplir leur mandat de bonne gouvernance et de services à la population.

Le directeur national de la Banque, Shubham Chaudhuri, a précisé cela lors de la cérémonie de clôture de la 3e cérémonie d’intronisation des gouverneurs élus au Nigéria à Abuja.

M. Chaudhuri a également précisé que la banque attendait avec impatience davantage de collaboration bilatérale qui pourrait être soutenue dans divers États.

“Nous fournissons une gamme de services d’analyse et de conseil”, a-t-il évoqué.

Selon lui, le Nigéria n’a aucune raison de ne pas être sur une trajectoire positive en termes de PIB et de revenu par habitant, à l’instar de l’Indonésie qui partage certaines similitudes avec le pays, notamment en ce qui concerne la production pétrolière, la population et la démocratie.

Par ailleurs, le gouverneur de l’État de Bauchi, dans le Nord-est du Nigéria, Bala Mohammed, a appelé à tirer la sonnette d’alarme sur l’augmentation de l’endettement du pays.

Selon le gouverneur Mohammed, le Nigéria ne peut pas continuer à augmenter ses besoins en matière de service de la dette.

“Je me demande ce que fait la Banque mondiale. Outre les subventions qu’elle nous accorde, l’assistance qu’elle nous apporte en matière de transparence fiscale, de responsabilité et de viabilité des États (SFTAS) et, bien sûr, les prêts qu’elle nous accorde, elle devrait être en mesure de tirer la sonnette d’alarme.

“Ils devraient être en mesure de dire aux gestionnaires de notre économie que nous ne pouvons pas continuer à emprunter sans fin”, a-t-il noté.

Le gouverneur Mohammed a souligné que le profil d’endettement croissant du gouvernement avait affecté à la fois le gouvernement nigérian et les gouvernements étatiques, d’où la nécessité pour le pays de corriger sa perception de la dette et pour les États de se tourner vers l’intérieur pour trouver des ressources.

Il a déclaré : “Le service de notre dette représente environ 95 % de nos recettes. Les États sont donc affectés par cette réalité macroéconomique.

“Les recettes pétrolières ne sont pas partagées. Et nous sommes ici en train de célébrer un succès, mais quel succès?

“Nous allons sombrer, à moins que nous ne fassions quelque chose à l’intérieur pour vraiment corriger notre propre perception, nos propres notions et nos propres approches de la gestion de l’économie du pays.

Également en marge de l’événement, le gouverneur élu de l’État du Plateau, M. Caleb Mutfwang, a insisté sur le fait que le Nigéria n’avait pas besoin que la Banque mondiale lui adresse un avertissement avant de savoir que son profil d’endettement avait atteint un point alarmant.

Il a appelé à une plus grande collaboration avec le gouvernement nigérian en tant que membres du Conseil économique national afin d’élaborer les bonnes politiques qui permettraient de réviser la situation de la dette du pays.

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