Plus d’une trentaine de morts et de nombreux blessés dans un accident de train en Grèce

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Une collision entre deux trains a fait au moins 36 morts dans le centre de la Grèce mardi soir. L’accident s’est produit entre un train de marchandises et un train de passagers effectuant la liaison entre Athènes et Thessalonique. Aucune précision n’a été fournie à ce stade sur les raisons de la catastrophe.

Au moins 36 personnes sont mortes en Grèce dans une violente collision frontale survenue mardi soir entre un convoi de marchandises et un train de passagers effectuant le trajet entre Athènes et Thessalonique (nord), selon un nouveau décompte publié mercredi 1er mars par les pompiers.

“Le nombre de morts a augmenté à 36 à l’heure actuelle”, a indiqué à la presse Vassilis Vathrakogiannis, le porte-parole des pompiers grecs, en précisant que les opérations de secours pour tenter de dégager des passagers éventuellement encore coincés dans les wagons accidentés étaient toujours en cours.

En outre, “66 personnes ont été hospitalisées dont six sont en soins intensifs”, a-t-il ajouté alors qu’un précédent bilan faisait état de 85 blessés au total.

Aucune précision n’a été fournie à ce stade sur les raisons pour lesquelles les deux trains sont entrés en collision. Mais sous la violence du choc, les locomotives et wagons de tête ont été pulvérisés et les conducteurs de deux trains tués sur le coup.

Trois wagons ont déraillé quelques minutes avant minuit mardi soir au niveau de la ville de Larissa, dans le centre du pays, après la collision entre un train de marchandises et un autre convoi transportant 350 passagers, a rapporté ce porte-parole.

Quelque 150 pompiers, ainsi que 40 ambulances, ont été mobilisés selon les secours grecs. Des grues et des mécaniciens ont également été déployés pour essayer de dégager les débris et soulever les wagons renversés.

Passagers piégés

“La plupart des passagers ont été mis en sécurité”, a assuré le porte-parole des pompiers.

“L’opération pour libérer des personnes piégées est en cours et se déroule dans des conditions difficiles, en raison de la gravité de la collision entre les deux trains”, a-t-il aussi affirmé.

L’un des wagons a pris feu et plusieurs personnes se sont retrouvées piégées, selon la chaîne de télévision publique Ert.

Sur la chaîne de télévision Skai, Kostas Agorastos, le gouverneur de la région, a déclaré que “plus de 250 passagers ont été transférés en bus à Thessalonique”, la seconde ville du pays, au nord.

“Malheureusement le nombre de blessés et de morts risque d’être élevé”, a-t-il prévenu.

Une réunion de crise du gouvernement a été organisée. Le ministre de la Santé, Thanos Plevris, s’est rendu sur place tandis que le ministre de l’Intérieur, Takis Theodorikakos, supervise la situation depuis le centre de gestion de crise avec les dirigeants de la police et des pompiers.

Un bilan qui “risque d’être élevé”

Sur le site du média local Onlarissa, une jeune femme explique en pleurs que “le train avait du retard et s’était arrêté quelques minutes quand on a entendu un bruit assourdissant”.

“Nous avons vécu quelque chose de très choquant”, a déclaré de son côté Lazos, un passager interrogé par le journal Protothema. “Je ne suis pas blessé mais je suis taché du sang des autres personnes qui ont été blessés à côté de moi”, a-t-il dit.

Sur la chaîne de télévision Skai, un passager raconte : “Au moment de l’accident, nous avons sursauté car les fenêtres ont explosé tout d’un coup. Les gens hurlaient et avaient peur”. 

“Heureusement, nous avons pu ouvrir les portes et nous échapper assez rapidement. Dans d’autres wagons, ils n’ont pas réussi à sortir, et un wagon a même pris feu”, poursuit le jeune homme encore traumatisé.

“Le train s’est retourné complètement, et a failli tomber dans le ravin puis la moitié du wagon a commencé à prendre feu… Dans mon wagon, il y a eu cinq passagers blessés”, raconte un autre passager à la télévision Skai.

Les deux hôpitaux de la région de Larissa ont été réquisitionnés pour accueillir les nombreux blessés, selon les pompiers grecs. Les hôpitaux militaires de Thessalonique et d’Athènes sont aussi “sur le qui-vive” en cas de besoin, ont-ils souligné.

 

Avec AFP

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