Le gouvernement nigérian invite les multinationales à stimuler l’économie numérique

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L’agence nationale pour le développement des technologies de l’information (NITDA) a lancé un appel ce mardi à la collaboration des parties prenantes multinationales pour le développement de l’économie numérique du Nigéria.

Le directeur général de la NITDA, Kashifu Inuwa, a lancé cet appel lors du forum d’engagement des parties prenantes NITDA/FIRS 2023, à Lagos.

M. Inuwa a fait appel au sens des responsabilités des parties prenantes pour qu’elles en fassent plus et paient leurs redevances à temps, affirmant que leur soutien était crucial pour l’économie numérique du pays.

Selon lui, le soutien des multiples parties prenantes était crucial pour la NITDA dans la promotion et le soutien d’un environnement propice au développement, à la création et à la valorisation de l’économie numérique au Nigéria.

“Nous pensons que nous ne pouvons pas réussir de manière isolée. L’écosystème compte cinq parties prenantes essentielles, dont vous êtes la plus importante.

“La NITDA s’est engagée à adopter les technologies émergentes, à élaborer des politiques et à créer un environnement favorable à la survie des start-ups et des entrepreneurs.

“Nous sommes convaincus qu’avec vous tous, nous pouvons construire un Nigéria plus prospère, un pays qui est à la pointe de l’économie numérique africaine et une nation qui peut être compétitive au niveau mondial.

“Nous croyons au travail d’équipe, et ensemble rien n’est impossible, nous travaillons ensemble et créons un écosystème prospère pour tous”, a-t-il révélé.

Tout en lançant un appel à la collaboration, M. Inuwa a souligné les avantages de cette initiative, notamment la création d’une usine à talents mondiale, l’achèvement du secrétariat pour la mise en œuvre de la loi sur les start-up et la réalisation d’une alphabétisation numérique de 98 % d’ici 3030.

Selon lui, tout cela ne sera pas possible sans les parties prenantes, car leur soutien est nécessaire pour achever le secrétariat en mars et mettre en œuvre la loi sur la création d’entreprises, ce qui permettra d’accroître les flux de prévisions dans le pays.

Il a toutefois souligné certains défis auxquels la NITDA est confrontée, à savoir les infrastructures limitées, la pénurie de compétences, l’accès au marché et le financement initial.

Le président exécutif du Service fédéral des impôts (FIRS), Muhammed Nami, a souligné que la NITDA est financée, entre autres, par le paiement d’une taxe d’un pour cent du bénéfice avant impôt des sociétés et des entreprises.

M. Nami, qui était représenté par M. Kabir Abba, chef du groupe fiscal général, groupe opérationnel, a évoqué que le FIRS est un partenaire clé de la NITDA.

D’après lui, nous les aidons à évaluer, collecter et comptabiliser leurs revenus, comme le stipule la section 16 de la loi NITDA (2007).

“En 2022, le FIRS a collecté et remis la somme de N22 574 099 600,06 et la somme totale collectée par le FIRS au nom de l’agence de 2008 à décembre 2022 est de N168 847 118 268,22”, a-t-il révélé.

Selon lui, il est important de mettre en valeur les réalisations de l’agence, notamment parce que les contribuables peuvent facilement faire le lien entre les impôts payés et leur impact socio-économique, ce qui contribuera également à améliorer la conformité volontaire.

Il a ajouté que le FIRS, par exemple, met continuellement en œuvre des initiatives principalement axées sur l’usage des technologies de l’information et que nombre de ces initiatives ont été mises en œuvre avec succès, notamment le certificat électronique d’exonération fiscale (ETCC) récemment introduit.

Il a poursuivi que le FIRS a également introduit la solution “TaxproMax” laquelle a amélioré la conformité et la collecte des impôts auprès des contribuables.

M. Nami a davantage intimé que, plus important encore, le FIRS avait été en mesure de déployer la technologie pour alléger la charge de la conformité pour les contribuables.

Il a insisté sur le fait qu’il a tiré parti de cette législation pour déployer la technologie pour la conformité des contribuables et réduire le coût de la conformité de la part des contribuables.

Selon lui, les recettes du FIRS pour 2022 s’élèvent à 10,1 mille milliards de naira, contre 6,4 mille milliards en 2021, soit une augmentation de 57,8 %.

Il a précisé qu’une grande partie de cette augmentation pouvait être attribuée au déploiement de la technologie qui a commencé à donner les résultats escomptés.

“La collecte de la NITDA a également montré une amélioration significative, puisque la collecte la plus élevée enregistrée jusqu’à présent a eu lieu en 2022, avec un montant de 22 574 099 600,06 nairas.

“Nous continuerons à veiller à ce qu’aucun manque à gagner ne soit laissé sans réponse dans notre quête d’amélioration de l’administration fiscale, en mettant particulièrement l’accent sur le déploiement complet de la technologie dans nos lignes de service et nos opérations internes “, a-t-il lancé.

M. Nami a renchéri que la présentation des réalisations de l’agence était importante pour FIRS, en particulier lorsque l’initiation de la technologie dans les processus de collecte et de paiement des impôts a un impact positif sur les contribuables et sur la capacité du gouvernement à fournir des biens sociaux, des infrastructures essentielles et d’autres services nécessaires.

Le président exécutif a toutefois assuré que le FIRS continuerait à soutenir la NITDA dans l’accomplissement de son mandat, à savoir la mise en œuvre des politiques nationales en matière de technologies de l’information, le développement et la réglementation des technologies de l’information pour le développement durable.

“Il est également le principal catalyseur de la transformation du Nigéria en une économie axée sur les technologies de l’information. Ce soutien est important car les technologies de l’information jouent un rôle vital dans les opérations du service et dans l’augmentation des revenus de la nation”, a-t-il conclu.

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