Le financement des start-ups africaines atteint la barre des 3 milliards de dollars

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Le financement des startups africaines a pour la première fois dépassé la barre des 3 milliards de dollars.

C’est ce qu’a révélé Disrupt Africa dans son rapport annuel sur le financement des startups technologiques africaines.

Même si ce n’est pas un bond aussi important qu’en 2021, lorsque le secteur a franchi à la fois la barre du milliard de dollars et celle des 2 milliards de dollars, c’est un signe de la confiance continue des investisseurs dans les opportunités du secteur.

Le rapport prévient que la mesure de ce type de financement n’est pas une science exacte, car la définition même de “startup africaine” reste controversée.

“Dans le scénario le plus clair, une startup africaine devrait avoir son siège social en Afrique, être fondée par un Africain et avoir l’Afrique comme marché principal. Or, c’est rarement le cas”, indique le document.

Selon le rapport, le suivi de cette source particulière de données sur le financement des startups au fil du temps montre la croissance impressionnante du secteur des startups africaines.

“Lorsque Disrupt Africa a publié sa première édition du rapport en 2015, 125 startups tech avaient levé 187 millions de dollars cette année-là. Moins d’une décennie plus tard, le nombre de startups a augmenté de 406 % et les financements levés ont augmenté de près de 1 700 %”, indique le rapport.

Disrupts Africa explique que la Fintech continue de dominer le financement. Elle représente 43,4 % du total des fonds levés par les startups du continent et compte pour certaines des plus grosses transactions, mais on observe également une croissance dans tous les secteurs, y compris dans d’autres secteurs de pointe comme le commerce électronique, la santé en ligne, la logistique, l’edtech, l’énergie, l’agri-tech et le transport.

“Les “quatre grands” marchés que sont l’Égypte, le Kenya, le Nigéria et l’Afrique du Sud dominent toujours le financement des startups – représentant 76 % des financements cette année, contre 80 % l’année dernière – mais d’autres pôles de startups commencent également à fleurir, avec une année record de financement pour le Ghana et la Tunisie.”

Le financement des startups africaines ne représente globalement qu’une infime partie du financement mondial des startups, mais les chiffres de Disrupt Africa montrent que, malgré un ralentissement mondial des investissements, l’Afrique a tenu bon.

 

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