Le remède contre la drépanocytose, selon le responsable nigérian, attire l’attention du monde entier

Propos recueillis par Hadiza Ndadama

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Le ministre nigérian des sciences, de la technologie et de l’innovation, Dr Adeleke Mamora, a noté que le remède contre la drépanocytose mis au point au Nigeria attire l’attention du monde entier en raison de son efficacité.

Le ministre, qui a fait cette déclaration à Abuja lors de la présentation des réalisations du ministère dans le cadre de la série de fiches d’évaluation du président Mohammed Buhari, a indiqué que le développement de ce médicament était devenu nécessaire car le Nigeria compte un pourcentage élevé de personnes menacées par la drépanocytose.

Il a ajouté que le venin anti-serpent et les vaccins contre la typhoïde sont quelques exemples parmi d’autres qui ont été approuvés et reconnus au niveau mondial.

Le ministre a également souligné que la science, la technologie et l’innovation (STI) ont joué un rôle important dans le secteur de la santé, en particulier pendant la pandémie de covidium 19, incitant les Nigérians à faire appel à leurs talents les plus profonds pour enrayer la pandémie.

Il a évoqué les différents modèles de désinfectants environnementaux innovants mis au point par les agences, les désinfectants et les vaccins en cours de développement, entre autres.

Concernant la contribution de la science, de la technologie et de l’innovation au secteur agricole, Dr Mamora a indiqué que la demande de farine de manioc fabriquée par l’Institut fédéral de recherche industrielle d’Oshodi est d’environ 10 %.

Dr Mamora a également révélé que l’Agence nationale pour le développement des biotechnologies (NABDA) et l’Agence pour la recherche et le développement des matières premières ont travaillé sur l’amélioration des semis agricoles afin d’augmenter les rendements, ainsi que sur les races de bétail pour améliorer la production de lait et de viande.

Le ministre a ajouté que ces réalisations, parmi d’autres, ont contribué à un pourcentage significatif du PIB de la nation.

La science, la technologie et l’innovation ont contribué de manière significative au PIB. D’après le rapport de la planification nationale, nous avons été en mesure de créer environ un million d’emplois, dans le secteur minier, il s’agit d’environ deux cent soixante-dix-sept mille six cent soixante-quinze, le transport et le stockage d’environ trois cent mille, il y a d’autres domaines : l’information et la communication, l’éducation, la santé, etc.

En ce qui concerne les contributions de la science, de la technologie et de l’innovation dans le domaine de la défense, le ministre a évoqué que le véhicule aérien sans pilote développé par l’agence nationale de recherche et de développement spatial NASRDA améliorera la surveillance intelligente et contribuera à la lutte contre la criminalité.

Dr Mamora a précisé que la feuille de route pour la science, la technologie et l’innovation est un guide et un catalyseur pour le développement durable à long terme du Nigeria qui, bien qu’il soit confronté à des problèmes de financement, a toutefois acquis une importance significative dans l’administration du président Muhamadu Buhari.

Il a rappelé que la science est un droit de l’homme et qu’à ce titre, le ministère s’engage dans de nombreuses collaborations pour rendre la science plus inclusive.

“Dans la limite de ce que nous pouvons faire en termes d’engagement, nous ne nous engageons pas seulement avec le secteur privé, mais avec tous les secteurs, car ce que nous faisons doit être inclusif. La collaboration est essentielle, le partenariat est essentiel”, a-t-il insisté.

Dr Mamora a toutefois fait remarquer qu’en raison des fonds limités mis à la disposition du ministère, il était devenu nécessaire d’impliquer les chefs d’agences pour assurer des collaborations et éviter de travailler en vase clos.

Dans ses remarques, le ministre nigérian de l’information et de la culture, Alhaji Lai Mohammed, a démenti l’allégation selon laquelle l’armée du pays mène un programme d’avortement systématique et secret dans la partie nord-est du pays afin de réduire la race des insurgés.

Les autorités qualifient cette allégation de fantôme, de fake news et de désinformation qui pourrait avoir un impact négatif sur la lutte contre le terrorisme menée par le pays.

Faisant référence à l’article d’une publication internationale sur un programme d’avortement systématique et illégal de l’armée nigériane, le ministre a rappelé que cet article est une tromperie, une fausse nouvelle et une désinformation.

L’armée nigériane, selon lui, est très respectée et très professionnelle dans ses relations, niant tout camp d’avortement illégal ou secret où que ce soit.

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