La réglementation du cacao suscite la polémique à Cross River

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Le président de la Fédération des associations de produits agricoles du Nigeria (FACAN), Dr. Victor Iyama, a averti le gouverneur de l’Etat de Cross Rivers, Ben Ayade, de mettre fin à la réglementation du cacao et des autres produits agricoles, insistant sur le fait que les agriculteurs ne vendent leurs produits qu’au gouvernement de l’Etat.

Il a affirmé qu’une telle réglementation entraîne une régression économique pour les agriculteurs et les autres parties prenantes dans les chaînes de valeur de la productivité et de la commercialisation.

Iyama, qui a lancé cet avertissement lors d’un entretien avec des journalistes à Abuja, a décrit la décision prise par le gouverneur Ayade, par le biais d’un projet de décret, de priver les agriculteurs de la possibilité de vendre librement leurs produits cacaoyers aux acheteurs de leur choix, comme étant économiquement hostile au développement agricole.

Il a noté que le projet de loi ne vise pas seulement le cacao, mais qu’à long terme, il aura des effets sur d’autres produits agricoles dans l’État.

Iyama a menacé de rapporter officiellement la question au président national du parti au pouvoir (APC), le sénateur Abdullahi Adamu, afin de convaincre le gouverneur de mettre fin à cette politique rétrograde qui peut mettre les agriculteurs, les commerçants et les importateurs au chômage.

Il a déclaré que le projet de loi vise à rendre illégal la vente de produits agricoles en dehors de l’État, mais plutôt directement à des entreprises appartenant au gouvernement, niant ainsi le droit des agriculteurs à vendre aux acheteurs de leur choix.

Le Président a fait valoir que les producteurs de cacao s’en sortent mieux que leurs homologues ghanéens, où les agriculteurs ont été lésés par leur système de commission du cacao.

Il a révélé que le fait d’interdire aux agriculteurs de vendre aux acheteurs de leur choix reviendrait à faire revivre les malheurs des années d’exploitation des prix de la commission du cacao, qui ont obligé l’ancien président Ibrahim Babangida à abolir la commission pour une économie de marché ouverte il y a plus de 36 ans.

Selon Iyama, “Nous profitons de l’occasion pour demander au président de l’APC d’insister auprès du gouverneur Ayade pour qu’il renonce à la poursuite de cette loi qui fait déjà l’objet d’une attention particulière à l’Assemblée de l’Etat. La nouvelle loi ne profitera en aucun cas aux agriculteurs, mais créera plutôt du chômage pour leurs enfants qui se sont déjà engagés dans les chaînes de valeur de la productivité du cacao et d’autres produits agricoles, car les importateurs et les autres parties prenantes de la chaîne de valeur de toutes les cultures se retrouveront également au chômage.

 

The Guardian

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