États-Unis : Joe Biden dénonce l’agression “ignoble” du mari de la cheffe démocrate Nancy Pelosi

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Le président des États-Unis Joe Biden a dénoncé vendredi l’agression “ignoble” du mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi, attaqué dans la nuit à son domicile, une nouvelle illustration des dangers planant sur les élus à deux semaines des élections de mi-mandat.

Le président américain Joe Biden a dénoncé vendredi l’agression “ignoble” du mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi, attaqué dans la nuit à son domicile, semblant lier cet acte aux conséquences de la désinformation.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Paul Pelosi a été attaqué par un homme armé d’un marteau, qui cherchait en fait sa femme.

“C’est ignoble. Il n’y a pas de place (pour cela) en Amérique. Il y a trop de violence, de violence politique, trop de haine, trop de vitriol”, a regretté le démocrate lors d’un déplacement de campagne à Philadelphie, à deux semaines des élections de mi-mandat.

Joe Biden a souligné que l’agresseur avait crié “où est Nancy ?”, comme certains manifestants qui s’étaient introduits dans le Capitole le 6 janvier 2021, selon plusieurs médias.

“Et qu’est-ce qui nous permet de penser que, quand un parti dit que les élections sont volées ou que le Covid est un mensonge, (…) cela n’affecte pas les personnes qui ne sont peut-être pas totalement équilibrées”, a lancé le démocrate, dans une allusion à peine voilée à ses adversaires républicains.

S’inquiétant de la possibilité que cela ne “ronge le climat politique”, Joe Biden a appelé les responsables, quel que soit leur camp, à “s’opposer” à cette violence.

Nancy Pelosi, 82 ans, se trouvait à Washington au moment de l’attaque, qui a été vivement condamnée par l’ensemble de la classe politique américaine.

Paul Pelosi, lui aussi octogénaire, a “été opéré avec succès pour soigner une fracture du crâne et de graves blessures au bras droit et aux mains” et devrait se “rétablir complètement”, a indiqué le porte-parole de la présidente de la Chambre des représentants, Drew Hammill.

Les motivations du suspect, qui a été placé en garde à vue, font l’objet d’une enquête à laquelle participent la police fédérale – le FBI – et la police du Capitole, chargée de protéger les membres du Congrès.

 

Avec AFP

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