CEDEAO : une rencontre qui roule pour collaborer sur la technologie

Propos recueillis par Hadiza Ndadama, Abuja

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Des experts en science, technologie et innovation (STI) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis à Abuja, la capitale du Nigeria, pour renforcer les collaborations dans ce secteur.

Cet événement est la première édition du Forum africain de la recherche et de l’innovation FARI 2022.

Le forum donne l’occasion de présenter les efforts de recherche et de développement disponibles dans la région et permet aux chercheurs d’établir des réseaux entre eux dans le but d’améliorer la compréhension du public du rôle de la science, de la technologie et de l’innovation dans le développement socio-économique de la région.

En déclarant l’ouverture du forum, le Président du Nigéria, Muhammadu Buhari, a précisé que le Nigéria s’engage à renforcer la collaboration avec les experts en STI, ainsi qu’à fournir des conseils techniques, des méthodologies et des orientations aux États membres de la CEDEAO en tant que parties intégrantes de leurs politiques et plans de développement nationaux.

“La STI a été reconnue comme le moteur du plan de développement national du Nigeria 2021 – 2025. L’usage et la promotion d’applications innovantes avec d’autres indicateurs de développement socio-économique conduiraient à l’industrialisation rapide de la région et à la fourniture de fonctions définitives pour des professionnels hautement qualifiés, répondant ainsi, autant que possible, aux défis majeurs à savoir l’éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire, le changement climatique, l’accès à l’énergie, l’éradication des maladies endémiques, la gestion et la préservation de l’environnement, entre autres.”

Le président, qui était représenté par son chef de cabinet, le professeur Ibrahim Gambari, a noté que l’application de la science, de la technologie et de l’innovation STI dans toutes les facettes de la vie permet également de mettre en évidence les solutions tant attendues.

Le ministre nigérian de la science, de la technologie et de l’innovation, Dr Adeleke Olorunnimbe Mamora, a noté que le thème du Forum “Vers la transformation économique de la région ouest-africaine à travers la compétitivité dans la recherche et l’innovation” s’avére approprié et contribuera au processus d’industrialisation des États membres.

“Les États membres de la CEDEAO ont adopté la Vision 2050 laquelle met l’accent sur la communauté des peuples, la paix et la prospérité de la région et le travail pour un développement inclusif et durable pour la STI. Je suis pleinement conscient que le FARI est un projet fort et passionnant capable de stimuler l’innovation dans l’écosystème scientifique africain en soutenant les chercheurs et les jeunes entreprises innovantes de la région dans le cadre du forum”, a révélé M. Mamora.

Le ministre a ajouté que la région de la CEDEAO ne peut pas être négligée et doit tirer parti de la science, de la technologie et de l’innovation pour donner un nouveau souffle à la population.

Le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr Omar Alieu Touray, a évoqué que la CEDEAO a toujours considéré la science et l’éducation technologique comme des domaines clés pour le développement social, économique et culturel de ses États membres et a clairement exprimé ces engagements à travers un certain nombre d’instruments.

“Le rôle crucial de la recherche et de l’innovation dans la transformation des économies régionales et la réponse aux défis mondiaux est de plus en plus visible. Ce sont des éléments clés de la nouvelle vision 2050 de la CEDEAO dont le cadre stratégique communautaire 2023-2027 est en cours de finalisation, conformément à l’agenda 2030 des Nations Unies et à l’agenda 2063 de l’Union africaine. Fari fait partie du pilier 4 de la vision 2050 de la CEDEAO”, a souligné M. Touray.

Le directeur du bureau régional de Dakar et du bureau régional de l’OCI à Abuja de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Dr Dimitri Sanga, a cependant indiqué que l’organisation soutient les efforts des États membres pour réformer et améliorer les systèmes nationaux de STI et la gouvernance, ajoutant que “l’UNESCO est également pleinement engagée à soutenir les gouvernements pour l’apprentissage à distance, la science ouverte et le partage des connaissances, comme un moyen de coopération.”

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