Financer les agences existantes, et ne pas en créer de nouvelles” (Ministre nigérian des sciences, de la technologie et de l’innovation)

Détails avec Hadiza Ndadama, Abuja

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D’après le ministre des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation (STI) du Nigeria, Dr Adeleke Olorunnimbe Mamora, le financement des agences existantes au Nigeria pour combler les lacunes nécessaires à l’amélioration de leurs fonctions s’avère préférable à la création de nouvelles agences.

Dr Mamora a fait cette déclaration lors de sa participation à l’émission d’actualité “In The News” de la Voix du Nigéria.

Le ministre, qui répondait à des questions concernant la proposition de création d’une agence nationale de l’innovation, a fait remarquer que les décisions n’aboutissent qu’à la multiplication des tâches et sont mauvaises pour un système qui devrait être collaboratif et innovant.

Heureusement, j’étais à l’audition publique de ce projet de loi, il est déjà devant l’assemblée nationale. Et ma position est sans ambiguïté, et ce n’est pas seulement ma propre position, c’est la position du ministère et de ses agences, en particulier les agences concernées par ce projet de loi particulier. En ce qui me concerne, l’intention de ce projet de loi est bonne, mais la raison pour laquelle je ne soutiens pas cette agence est que nous avons déjà trop d’agences et qu’il y a non seulement duplication mais aussi de multiplication des rôles.

Il a insisté sur le fait qu’il fallait se concentrer sur la révision des lois existantes des agences actuelles et les financer correctement.

Se concentrer sur les grandes priorités

Le ministre a déclaré qu’indépendamment des contraintes de financement, il fallait établir un programme avant la fin de son mandat pour garantir la réalisation des projets prioritaires.

“Nous avons demandé à tous les chefs d’agences de ne plus travailler en marins, nous avons donc lancé ce que j’ai appelé les principes des 5C : Coordination, Collaboration, Coopération, Communication, Cordialité. Lorsque les fonds sont limités, ce n’est pas le moment de faire des choses frivoles. Vous devez donc identifier des priorités. Notre bâtiment NOTAP, j’ai toutes les assurances que ce projet de bâtiment sera terminé et mis en service avant décembre”.

Il a fait remarquer que certaines agences ont déjà des projets avec des protocoles d’accord signés et qu’ils seront financés par des fonds privés, n’attendant que l’approbation du Conseil exécutif fédéral FEC.

Dr Mamora a démontré sa volonté d’assurer que les activités des prochaines élections générales dans le pays n’entravent pas les effets de la bonne gouvernance.

Science, Technologie, Inginierie et Mathématiques: STEM

Le ministre STI a décrit l’importance que le ministère accorde au contexte des sciences, de l’ingénierie technologique et des mathématiques STEM dans la production de lauréats du prix Nobel.

“Nous avons cette collaboration avec le ministère fédéral de l’éducation. Nous l’appelons “répérez-les jeunes” et nous continuons à mettre l’accent sur l’éducation STEM, car ces matières constituent le fondement de la science, de la technologie et de l’innovation.”

Dr Mamora a souligné que le ministère s’engageait également à tendre la main aux innovateurs individuels afin de les guider, de les encadrer et de parrainer l’innovation et les idées novatrices au Nigeria.

“La première chose que nous faisons, c’est leur tendre la main et leur donner ce sentiment de reconnaissance, puis nous les invitons afin d’avoir un entretien individuel sur ce qu’ils font, sur la manière dont nous pouvons les aider. La troisième chose est qu’ils veulent que nous, en tant que gouvernement ou agence gouvernementale, les aidions, et la dernière chose est le financement. Nous avons déjà un processus au sein du ministère, nous avons un département au sein du ministère qui est responsable de cela, à travers l’intervention présidentielle pour voir combien est disponible et nous pouvons donner, nous n’avons pas tout. Et nous aidons également à trouver des partenaires potentiels qui pourraient vouloir se joindre au gouvernement pour donner effet aux demandes de ces innovateurs”, a révélé M. Mamora.

Décret exécutif No 5 et le plan de développement national

La substitution du Plan de relance économique et de croissance par le Plan de développement national est un processus, a informé le ministre : “Il tend à nous donner des latitudes en termes de meilleur financement, de meilleure collaboration, de meilleure coordination, et à éviter les attitudes autonomes car nous avons besoin que tout le monde soit à bord. Il doit être inclusif et durable.”

Il a réaffirmé que le produit final est la réalisation d’un développement économique et social général.

Dr Mamora a souligné l’importance de l’ordre exécutif n° 5 et a expliqué que le ministère contrôle et évalue les agences par lesquelles il exécute les projets.

“Dans toute situation, l’usage de la technologie pour obtenir de meilleurs résultats est inévitable. Si je vous ramène à l’ordre exécutif n° 5, qui porte essentiellement sur l’application de la science, de la technologie et de l’innovation dans pratiquement tout ce que vous faites. Ce n’est pas seulement une question de science ou autre, même si vous êtes dans l’art, vous avez toujours besoin de la STI pour avancer, c’est juste inévitable.”

Forum pour la recherche et l’innovation en Afrique (FARI) 

Le responsable nigérian a exprimé le privilège du Nigeria d’accueillir la première édition du Forum pour la recherche et l’innovation en Afrique.

“Nous avons le privilège d’être l’hôte, grâce au président Muhammadu Buhari, de cette première édition, qui concerne essentiellement la sous-région de la CEDEAO. C’est un forum où les chercheurs de l’écosystème de la science, de la technologie et des praticiens de l’innovation peuvent se réunir et échanger des idées sur ce qu’ils font dans leurs pays respectifs. C’est également une occasion d’échanger des idées sur la question de la science, de la technologie et de l’innovation, ainsi qu’un forum pour les États membres afin de présenter ce qu’ils font et, bien sûr, des interactions, pour reconnaître et valoriser les programmes de démarrage qui méritent d’être reconnus”, a ajouté M. Mamora.

En soulignant la différence entre l’exposition annuelle du ministère sur la science, la technologie et l’innovation et le FARI, le ministre a martelé.

” L’exposition annuelle Tech EXPO que nous organisons est locale, mais le FARI est international, mais dans la sous-région. Et la plupart de ce que nous faisons dans l’exposition annuelle sont des résultats de la R&D, c’est aussi une opportunité de poignée de main entre les chercheurs et les enthousiastes de l’industrie qui voudront amener la recherche sur le marché. Mais le FARI est plus vaste et va au-delà de l’environnement local”, a-t-il intimé.

Production de vaccins

Sur la question de la production de vaccins, Dr Mamora a révélé que de nombreuses agences gouvernementales de différents ministères ont participé à cet effort, mais a toutefois souligné la nécessité pour les agences de se repositionner et de travailler en synergie vers un même objectif.

“Je sais que l’une de nos agences s’occupe de la production de vaccins, heureusement je viens du secteur sanitaire, je suis également au courant de ce qui se passe là-bas, nous n’avons pas besoin de cela en ce qui me concerne. Nous sommes tous des agents du même gouvernement. Ce que j’attends, c’est que si vous êtes en avance sur moi dans un domaine particulier, je laisse tomber et je vous rejoins, c’est comme ça que ça doit être. D’autant plus quand le financement n’est pas là. Je sais, parce que je viens du secteur de la santé, que nous avons déjà mis en place un projet de joint-venture dans le secteur de la santé, orienté vers la production de vaccins”.

Dr Mamora, qui a expliqué comment l’infection COVID a incité le Nigeria à produire son propre vaccin, a toutefois souligné que la vaccination des enfants contre les infections courantes devait également être une priorité.

“Au-delà du COVID, l’accent devrait être mis sur les maladies infantiles évitables par la vaccination. Nous luttons contre la tuberculose, la coqueluche, le tétanos et la rougeole, nous devrions nous concentrer sur ces vaccins”, a conclu M. Mamora.

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