Augmenter le salaire des fonctionnaires nigérians, projet du gouvernement soutenu par le MINILS

Précisions de Tunde Akanbi depuis Illorin

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Le Institut national d’études du travail Michael Imoudu, MINILS, à Ilorin, soutient le récent projet du gouvernement fédéral de réajuster les salaires et les indemnités des fonctionnaires en fonction des réalités économiques actuelles.

Le directeur général de l’institut, Aremu, l’a fait savoir lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la Journée mondiale pour le travail décent (JMTD) de cette année.

Il convient de rappeler que l’Organisation internationale du travail (OIT) a décrété le 7 octobre pour sensibiliser le public à la nécessité d’un travail décent dans le monde entier.

Appuyer les emplois

Le directeur général de l’Institut, Issa Aremu, a appelé les gouvernements à tous les niveaux à se réengager dans la défense et le maintien des emplois dans le pays.

Il a exprimé son inquiétude quant à l’incidence des attaques contre les travailleurs et la fermeture de l’usine de ciment Dangote à Obajana, dans l’État de Kogi, disant qu’une organisation qui emploie des milliers de personnes dans des emplois directs et indirects mérite d’être protégée d’une telle expérience.

Il a donc exhorté le gouvernement à améliorer la “facilité de faire des affaires” dans le pays, plutôt que d’intimider les entreprises par des mesures extrajudiciaires.

Travail décent
Le DG a également félicité le président Muhammadu Buhari pour ses politiques favorables au travail qui, selon lui, ont conduit à la décence du travail au Nigeria.

Il a ajouté qu’en dépit de la situation socio-économique difficile qui prévaut dans le monde, le gouvernement fédéral n’a pas licencié les travailleurs.

Il a cité des exemples de défis posés par la récession provoquée par la pandémie de Covid-19 qui n’ont pas dissuadé le gouvernement de garantir l’emploi des personnes.

Il a toutefois exprimé son admiration pour la décision du gouvernement d’étendre le régime de retraite contributif au secteur informel et de ratifier les conventions 87 et 190 de l’OIT, qui encouragent la liberté d’association et la protection du droit syndical et éliminent la violence et le harcèlement dans le monde du travail.

Expliquant le thème de l’événement de cette année, à savoir “La justice salariale”, M. Aremu a souligné que l’idée de “justice” consiste à s’assurer que les travailleurs sont bien payés, notant qu‘”il devrait y avoir une justice pour les travailleurs en termes de rémunération”.

“Je sais aussi qu’une partie de la nécessité d’un emploi décent est que le revenu d’un travailleur doit être garanti après le travail, ce qui signifie que le travail décent est aussi le travail qui donne droit à une pension.”

Tout en félicitant les gouverneurs des différents États qui ont mis en œuvre le nouveau salaire minimum et les ajustements qui en découlent, il a révélé que l’Institut les honorera, ainsi que d’autres employeurs favorables au travail, lorsqu’il célébrera son 40e anniversaire l’année prochaine.

Augmenter les opportunités d’emploi

Aremu a demandé au gouvernement et aux employeurs de travailler à l’augmentation des opportunités d’emploi pour les jeunes par le biais de la valeur ajoutée et de l’industrialisation.

Un bus fabriqué localement

Aremu, qui a également révélé le projet de son administration d’acheter des bus de fabrication locale pour l’Institut, a mis en garde contre la dépendance excessive aux produits importés, qui inclut l’importation de pétrole brut raffiné, insistant sur le fait que le pays sera loin du progrès si cette tendance se poursuit.

Le principal dirigeant syndical africain a également appelé ASUU (Syndicat de personnel des universités nigérianes) et le gouvernement fédéral à trouver un compromis sur les questions qui ont conduit à l’actuelle grogne sociale.

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