La réalisation de projets d’acquisition de compétences permettra de développer l’économie selon le ministre nigérian de l’éducation

Timothy Choji à Abuja

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Selon  le ministre nigérian de l’éducation, Adamu Adamu, la mise en œuvre réussie du projet IDEAS (Développement de l’innovation et efficacité de l’acquisition des compétences) contribuera à la croissance de l’économie au pays.

Remarque faite lundi par le responsable nigérian, lors du lancement officiel du projet IDEAS à la Villa présidentielle, à Abuja, la capitale du pays.

Le programme, qui comportait également une session technique, était organisé en collaboration avec la Banque mondiale.

Le ministre, qui était représenté à l’événement par le secrétaire permanent du ministère de l’éducation, M. Andrew David Adejoh, a souligné que l’atelier de formation donne aux responsables du suivi et de l’évaluation l’occasion d’améliorer leur capacité à mener efficacement les activités qui leur sont assignées dans les quatre composantes du projet.

Il a insisté sur l’importance d’un suivi et d’une évaluation stricts de la mise en œuvre du programme, afin d’atteindre les objectifs du projet.

Le ministre, qui a remercié la Banque mondiale d’avoir fourni la plate-forme nécessaire au lancement du projet national, a également précisé que “la formation avait pour seul objectif de renforcer les capacités de suivi et d’évaluation dans la gestion du projet IDEAS.”

Utilisation

Le directeur national de la Banque mondiale au Nigeria, M. Shubham Chaudhuri, a exhorté les États bénéficiaires à faire un usage judicieux des fonds pour améliorer le secteur éducatif dans leurs États.

Il a renchéri que le projet IDEAS, s’il est bien mis en œuvre, contribuera à résoudre le problème du chômage au Nigeria.

“Il s’agit d’un projet important qui s’appuie sur les initiatives du gouvernement fédéral et des États, notamment la formation de techniciens de niveau intermédiaire dotés de compétences pertinentes pour les secteurs formel et informel et le développement d’une croissance durable pour améliorer l’autonomisation et l’emploi des jeunes”, a-t-il ajouté.

M. Chaudhuri a également révélé que la Banque mondiale soutient le programme en accordant des subventions d’investissement à certains collèges techniques dans le but d’en faire des centres d’excellence.

Nouvelle approche

Dans son discours d’ouverture, le gouverneur de l’État d’Ekiti, Kayode Fayemi, a exhorté les parties prenantes du secteur de l’éducation du pays à élaborer une nouvelle approche pour améliorer l’éducation dans le pays, car un système “axé sur des jobs de bureaux” ne peut plus soutenir le développement national.

M. Fayemi, qui est également président du Forum des gouverneurs au Nigeria, a évoqué que les compétences des étudiants doivent être exploitées à tous les niveaux de l’enseignement, afin de servir de base au développement national.

Il a noté avec satisfaction que le Nigeria a la chance d’avoir des citoyens talentueux qui excellent dans différentes parties du monde.

Dr Fayemi, qui était représenté par la commissaire à l’éducation, aux sciences et à la technologie de l’État d’Ekiti, Mme Olabimpe Aderiye, s’est exprimé sur le thème “La réingénierie de l’esprit nigérian, des entreprises au jobs de bureaux aux entreprises de savoir-faire”.

Le gouverneur a noté que l’orientation de l’éducation au Nigeria, qui, selon lui, a été léguée par les administrations coloniales et a été conservée jusqu’à présent par les administrations autochtones successives, a pris un retard considérable dans le monde contemporain, ce qui oblige les gouvernements du pays, à tous les niveaux, à rechercher un système d’éducation plus adapté au monde d’aujourd’hui.

Selon lui, “le monde d’aujourd’hui exige des compétences numériques, entrepreneuriales et professionnelles, en plus de l’éducation conventionnelle, pour qu’une nation puisse rattraper le reste du monde, ce qui oblige toutes les parties prenantes, y compris le gouvernement, à proposer de toute urgence la réorientation nécessaire vers un système capable d’offrir des solutions à la myriade de défis du Nigeria.

“D’une manière générale, l’éducation est un aspect essentiel de la civilisation et constitue un moteur de croissance et de développement individuel et sociétal. Par conséquent, aucune nation contemporaine ne peut jouer avec son système éducatif, car le système éducatif d’un pays en dit long sur ses progrès.

“Le système éducatif que nous ont légué nos maîtres coloniaux et le système éducatif actuel du Nigeria sont progressivement dépassés par la civilisation et les progrès technologiques, qui se manifestent par l’intelligence artificielle, l’automatisation, la robotique et d’autres phénomènes similaires, ce qui entraîne une dérive de la politique éducative et un engorgement du marché du travail, avec les vices qui en découlent.

“Dans cette optique, il est donc urgent de remanier notre système éducatif afin de proposer des solutions à l’avalanche de défis auxquels nous sommes confrontés en tant que nation. Il est grand temps que nous nous attaquions à la menace avec une forte détermination pour un changement de paradigme des jobs de bureaux au savoir-faire.”

Des messages de bonne volonté ont également été adressés par les gouverneurs des États d’Edo, d’Abia, de Kano, de Gome et de Benue, qui constituent les États de concentration du projet.

La Banque mondiale soutient le projet IDEAS dans chacun des États participants en accordant une facilité de crédit de 200 millions de dollars pour sa mise en œuvre.

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