La Ligue des champions, le vrai test de Christophe Galtier

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Depuis sa nomination comme entraîneur du PSG, Christophe Galtier et son équipe dominent la Ligue 1 et proposent un jeu offensif convaincant. Cependant, pour le Français de 56 ans – qui vient de s’illustrer par des propos ironiques sur les déplacements de son équipe –, le véritable test débute mardi avec la Ligue des champions, objectif de Paris depuis plusieurs années.

“La vérité du championnat n’est pas celle de la Ligue des champions.” Interrogé sur un éventuel statut de favori de son PSG dans la reine des compétitions européennes, Christophe Galtier avait opté pour la lapalissade au lendemain du tirage au sort. Pourtant, rarement une déclaration aussi évidente et langue de bois n’a paru aussi véridique pour décrire la situation du néo-entraîneur de Paris, avant d’attaquer la Ligue des champions, mardi 6 septembre, par une confrontation musclée face à la Juventus Turin, au Parc des princes.

Avec la fin de l’ère Mauricio Pochettino, la mise en place d’une direction sportive inédite et un mercato très actif, Paris s’est offert un sérieux lifting cet été et marche sur l’eau en championnat : les Parisiens sont leaders de Ligue et écrasent tout sur leur passage avec leur attaque de feu (24 buts en 6 journées) composée de Lionel Messi, Neymar et Kylian Mbappé, qui parviennent enfin à jouer ensemble. Pourtant, comme à chaque nouvel entraîneur qui a défilé depuis l’arrivée des propriétaires qataris, une chose ne varie pas : celui qui gère le banc sera jugé sur sa capacité à lever la coupe aux grandes oreilles en remportant la Ligue des champions.

“On fait un bon parcours. On marque des buts, on est assez cohérents dans le jeu, les joueurs jouent les uns pour les autres. Mais la C1 c’est un autre niveau”, a prévenu Christophe Galtier samedi.

Galtier est celui qui a le plus à perdre

L’attente est forte. La venue de la Juventus, l’adversaire le plus redoutable sur le papier dans la poule H, est certes loin d’être décisive pour accrocher l’une des deux places qualificatives en 8e de finale, que les Parisiens n’ont jamais manqué depuis 2013. Mais en termes d’image, un mauvais résultat ferait désordre et viendrait gâcher des débuts sans accroc pour les patrons du secteur sportif.

Galtier est celui qui a le plus à perdre. L’ancien technicien de Lille et de Nice doit rapidement se délester des doutes qui ont escorté sa nomination, surtout ceux concernant sa faible expérience européenne.

Si pour le moment, il effectue un sans-faute dans sa capacité à manager des stars aux ego surdimensionnés, une première pour lui, la Ligue des champions reste une inconnue. Son unique participation en 2019/2020 avec les Lillois s’était en effet soldée par un fiasco : 1 nul, 5 défaites en 6 rencontres. À sa décharge, son effectif à Lille n’avait bien sûr rien à voir avec celui qu’il a sous la main à Paris. Et ça tombe bien : les vedettes de la capitale sont dans une forme étincelante.

Une “MNM” retrouvée

Messi et Neymar, fantomatiques durant l’exercice précédent, ont retrouvé des ailes à l’approche du Mondial-2022 (20 novembre-18 décembre) et Kylian Mbappé, érigé comme tête de gondole du projet avec sa prolongation en grande pompe jusqu’en 2025, est resté sur les mêmes bases que la saison dernière (en tête du classement des buteurs de la Ligue 1 avec 7 buts, à égalité avec Neymar).

L’entraîneur parisien doit composer avec une donnée importante : un calendrier ultra-serré et ultra-chargé en raison du début de la Coupe du monde. “Nous entamons un cycle de 21 jours avec 7 matches en jouant tous les 3 jours, j’ai un effectif de qualité et je vais devoir m’appuyer sur cet effectif”, pour tenir sur la longueur et avec la bonne cadence. Une des solutions, donc, c’est de faire tourner son effectif, “je vais faire en sorte que les joueurs ne soient pas fatigués ou que l’on ne soit pas tout proche d’une blessure”, assurait-il en conférence de presse au lendemain du tirage au sort.

Et pour le moment, il parvient à ménager les susceptibilités. Mis sur le banc pour le déplacement à Nantes, Neymar n’a pas bronché, ni montré de signes d’agacement alors que “Galette” justifiait la décision par un besoin de récupération du Brésil.

Pour le moment, Christophe Galtier a tout bon. Reste donc à confirmer face à une Juventus particulièrement diminuée car privée de Paul Pogba, Federico Chiesa et Wojciech Szczesny, tandis que les anciens Parisiens Adrien Rabiot, Angel Di Maria et Danilo sont incertains.

 

Avec AFP 

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