Attaques au Canada : l’un des suspects retrouvé mort, le deuxième toujours en fuite

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L’un des deux frères recherchés après les attaques de dimanche au Canada a été retrouvé mort, a annoncé lundi la police, qui traque toujours le deuxième suspect de cette tuerie, l’une des plus meurtrières ces dernières années dans le pays et dont le motif reste inexpliqué.

L’un des deux suspects des attaques au Canada est décédé et son corps a été retrouvé lundi 5 septembre dans l’une des localités où se sont déroulés les meurtres, a annoncé lundi la police.

Lundi en fin de journée, la police a annoncé avoir retrouvé le corps de Damien Sanderson, lardé de plusieurs coups de couteau, à proximité de l’une des maisons où les attaques ont eu lieu. “Nous ne pouvons pas dire avec certitude comment Damian est décédé, mais il pourrait avoir été tué par son frère”, a-t-elle ajouté.

Treize scènes de crime

Myles Sanderson, peut-être blessé également selon la police, est toujours recherché. Il était déjà connu pour avoir purgé une peine fédérale de près de cinq ans pour agression, vol et violences. En libérté conditionnelle, il avait disparu et était recherché depuis mai.

Des centaines de policiers sont toujours mobilisés pour retrouver le deuxième suspect de la série d’attaques à l’arme blanche, qui a fait au moins dix morts la veille dans deux villes isolées du centre du pays. Dix-huit personnes ont également été blessées, dont certaines grièvement, dans ce qui constitue l’une des agressions les plus sanglantes de l’histoire du pays. Selon la police, il y a treize scènes de crime.

Les meurtres ont visé une communauté autochtone à James Smith Cree Nation et dans la ville voisine de Weldon, en Saskatchewan, grande province rurale très peu peuplée du centre-ouest du pays. Mais la zone de recherche qui s’étend sur trois provinces (Saskatchewan, Alerta et Manitoba) est immense, représentant trois fois la superficie de la France. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déploré lundi que ce type d’attaques meurtrières soient “devenues trop courantes” dans le pays.

Sans mobile apparent

Lors d’une conférence de presse, la police canadienne a de nouveau expliqué “ne pas avoir établi de mobile”. La commissaire adjointe de la Gendarmerie royale du Canada avait expliqué que certaines victimes semblaient avoir été “ciblées” et d’autres “attaquées au hasard”.

De son côté, le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines a imputé la responsabilité de ces attaques aux “drogues illégales qui envahissent nos communautés”.

 

Avec AFP

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