La technologie au Nigéria est la clé de la lutte contre la corruption selon l’agence ICPC

Propos recueillis par Salihu Ali, Abuja

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Le déploiement de la technologie a été identifié comme étant crucial dans la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites (IFFs).

Le président de l’agence nigériane de lutte contre la corruption, Independent Corrupt Practices and Other Related Offences Commission (ICPC), le professeur Bolaji Owasanoye, l’a fait savoir lors de la présentation de démonstrations de solutions de piratage informatique par sept innovateurs au siège de l’ICPC, à Abuja.

Le Hackathon sur les flux financiers illicites est une initiative de l’ICPC et de l’Agence nationale de développement des technologies de l’information (NITDA), avec le soutien de la Fondation Ford pour l’Afrique de l’Ouest.

La démonstration de solutions de piratage vise à réduire la corruption et les flux financiers illicites dans les budgets gouvernementaux et les ministères, départements et agences (MDA), ainsi que dans les processus de passation de marchés au Nigeria.

Le président de l’ICPC a expliqué que “le rôle de la technologie ne doit pas être sous-estimé dans l’accomplissement du mandat de la Commission, qui consiste à enquêter et à poursuivre les infractions à la loi.”

Owasanoye a précisé : “La technologie est cruciale pour obtenir, analyser et conserver les preuves en vue des poursuites. Au cours des trois dernières années, la Commission a investi dans la technologie pour améliorer ses capacités médico-légales et a formé son personnel à l’analyse des documents numériques, à l’analyse de l’écriture manuscrite, à la technologie polygraphique et à d’autres compétences.”

“Au cours des 15 dernières années, le gouvernement a généralement investi dans la technologie pour lutter contre la corruption, notamment par la prévention. Le rôle du système intégré d’information sur les salaires et le personnel (IPPIS), du système intégré de gestion financière du gouvernement (GIFMIS), du compte unique du Trésor (TSA), du portail ouvert du Trésor (OTP), de la création de la Nigerian Financial Intelligence Unit (NFIU) et du numéro de vérification bancaire (BVN) initié par le secteur privé a largement contribué à réduire la corruption”, a expliqué M. Owasanye.

Il a souligné la nécessité d’une collaboration entre les organismes chargés de l’application de la loi pour le déploiement de plus de technologies afin de réduire les possibilités de blanchiment d’argent.

Dans son adresse, Owasanoye a renchéri : “Le déploiement d’une technologie appropriée aurait permis aux organismes chargés de l’application de la loi, aux administrateurs et aux régulateurs du processus de savoir à quoi servaient les fonds destinés à l’alimentation scolaire. La pénétration de la technologie au Nigeria aujourd’hui rend cela tout à fait possible. De telles plateformes permettraient d’étouffer les anomalies dans l’œuf et de faire économiser au gouvernement d’énormes sommes d’argent, ainsi que de prévenir les abus, la corruption et le blanchiment d’argent.”

Concernant l’IFF Hackathon, le professeur Owasanoye a expliqué qu’il s’agissait d’une occasion pour les jeunes d’utiliser leur créativité et leurs compétences entrepreneuriales pour tirer parti des technologies émergentes afin de lutter contre la corruption et d’autres pratiques contraires à l’éthique qui ont un impact négatif sur la situation socio-économique de la nation.

Il a promis que l’agence anti-corruption, la NITDA et la Fondation Ford continueraient à travailler sur les solutions de démo hacking présentées par les jeunes innovateurs.

Le ministre de l’éducation, Mallam Adamu Adamu, a plaidé pour des politiques claires de la part du gouvernement dans la lutte contre la corruption.

Représenté par un directeur adjoint, M. Kashim Ibrahim, le ministre a souligné que les fonds saisis des produits de la corruption seraient utilisés par le gouvernement pour répondre aux besoins critiques.

S’exprimant également, le directeur général de la NITDA, M. Kashimu Abdullahi, a évoqué que les idées innovantes contribueraient à la réalisation des objectifs du programme de transformation numérique du gouvernement.

Ses mots : “L’initiative est liée à trois des piliers de la politique et de la stratégie nationale de l’économie numérique (NDEPS) du ministère fédéral de la communication et de l’économie numérique.”

Représenté par M. Oladeji Olayemi, le patron de la NITDA a détaillé : “Les piliers pertinents sont l’innovation numérique et l’entrepreneuriat, la promotion du contenu indigène, les technologies émergentes et la transformation numérique du côté de la NDEPS, tandis que du côté de la SRAP, ce sont le développement et la promotion des services numériques, le développement et l’adaptation du contenu indigène et la société numérique et les technologies émergentes.”

Le directeur régional de la Fondation Ford pour l’Afrique de l’Ouest, Dr Chichi Okoye, a exprimé l’enthousiasme de la Fondation pour l’idée du Hackathon en raison de son importance dans la lutte contre la corruption dans le pays.

Mme Okoye a félicité l’ICPC pour avoir lancé le projet, affirmant que la Commission a rétabli sa confiance dans les capacités du gouvernement.

Elle a félicité les participants pour leurs idées innovantes.

La présentation par sept innovateurs des solutions de piratage de démonstration comme réponse numérique à la réduction de la corruption dans les programmes d’alimentation scolaire a été le point fort du programme.

Les jeunes innovateurs avaient pour mission de proposer des idées clairement définies et des prototypes de solutions pour lutter contre la corruption, en mettant l’accent sur l’utilisation des technologies émergentes.

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