La médecine traditionnelle, une médecine à la disposition des résidents de Lagos

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Au Sud-ouest du Nigéria, le gouvernement de l’État de Lagos a annoncé le lancement d’un manuel de code de conduite pour les praticiens de la médecine traditionnelle dans l’État.

L’État a déclaré que le manuel a été rendu public dans le cadre de ses efforts pour gérer et contrôler la pratique de la médecine traditionnelle, complémentaire et alternative à Lagos.

Le gouverneur de l’État de Lagos, M. Babajide Sanwo-Olu, a dévoilé le document jeudi, lors d’un symposium public organisé pour commémorer de la Journée africaine de la médecine traditionnelle à Lagos, édition 2022.

Il a expliqué que le manuel du code de conduite a été conçu pour servir de guide aux praticiens de la médecine traditionnelle, complémentaire et alternative, afin de s’assurer qu’ils fournissent des services de santé de qualité aux citoyens, et qu’ils adhèrent aux normes éthiques de base.

Dans son adresse Sanwo-Olu a évoqué : “Ce document de 12 pages élaboré par le Conseil de la médecine traditionnelle de l’État de Lagos décrit clairement la conduite appropriée attendue des praticiens de la médecine traditionnelle, complémentaire et alternative, des vendeurs d’ingrédients de la médecine traditionnelle et de produits à base de plantes (Elewe-Omo) et des distributeurs de produits botaniques et à base de plantes (Alagbo), ainsi que les infractions et les sanctions contre les contrevenants.”

Le gouverneur, qui était représenté par le commissaire d’État à la santé, le professeur Akin Abayomi, a affirmé qu’il était nécessaire d’assurer un suivi adéquat de la médecine traditionnelle, complémentaire et alternative, car environ 80 % des citoyens font appel à des praticiens de la médecine traditionnelle et alternative pour leurs besoins en matière de santé.

Le gouvernement de l’État, a-t-il ajouté, continuera à éduquer les résidents sur les avantages des médecines traditionnelles, complémentaires et alternatives et s’assurera également que les praticiens de la santé agissent dans le cadre de leur pratique.

“En tant que gouvernement, nous sommes préoccupés par le bien-être de nos citoyens ici à Lagos et nous savons que 80 % d’entre vous utilisent la médecine traditionnelle ou la médecine alternative.

“Il est impératif que nous comprenions ce que vous utilisez, pour votre propre sécurité. L’une des principales responsabilités du gouvernement est la protection du public et notre rôle est donc de nous assurer que vous êtes conscients des avantages de la médecine traditionnelle et également conscients que si la pratique n’est pas réglementée, elle peut être nuisible.”

S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle 2022, qui avait pour thème “Deux décennies de médecine traditionnelle africaine : Progrès vers la réalisation de la couverture sanitaire universelle en Afrique”, le gouverneur a souligné que le thème a été spécifiquement choisi car il souligne le besoin urgent de s’assurer que la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle travaillent main dans la main pour fournir un service de soins de santé durable aux citoyens.

“Il est important pour nous de trouver un moyen de faire travailler ensemble la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle. Lorsque vous allez en Inde, en Chine et dans d’autres pays, vous entrez dans un établissement de santé et vous voyez des praticiens de la médecine traditionnelle d’un côté et des praticiens conventionnels de l’autre, et ils ont tendance à très bien collaborer parce que chacun connaît ses limites. Il est très important que vous ne pratiquiez pas en dehors de votre champ d’action car vous mettez la vie de vos patients en danger”, a-t-il ajouté.

S’exprimant également dans le même sens, le président du Conseil de la médecine traditionnelle, le professeur Adebukola Oshitelu, a imploré les praticiens de ladite médecine de toujours opérer dans le cadre de leur champ d’activité afin d’éviter de faire courir un plus grand risque à leurs patients.

Elle a également exhorté les praticiens de cette médecine, complémentaire et alternative à améliorer leur professionnalisme et à se laisser guider par l’éthique de la profession à tout moment.

Le professeur Oshitelu a conclu que toute profession honorable est guidée par un code de conduite qui la distingue des pratiques des imposteurs et des charlatans.

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