L’État de Lagos prévoit de nourrir plus de 10 millions de résidents

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Le gouvernement de l’État de Lagos a mis au point des plans visant à créer de la richesse pour plus de cinq millions de personnes, à nourrir plus de 10 millions de Lagosiens, à garantir l’approvisionnement en nourriture pendant au moins 90 jours, à fournir des installations de stockage pour plus de 1 500 camions par jour et à traiter les grandes transactions commerciales, entre autres.

C’est la manifestation du Lagos Central Food Security Systems & Logistics hub, autrement connu comme le plus grand parc logistique alimentaire d’Afrique, situé à Ketu-Ereyun, dans la région d’Epe de l’État.

Selon les attentes du gouvernement, cette initiative de plusieurs milliards de nairas, inaugurée mercredi dernier, permettra d’améliorer la productivité, de garantir de meilleurs rendements aux agriculteurs en supprimant plusieurs couches d’intermédiaires, de faciliter l’accès des agriculteurs à des services modernes de transformation et de conditionnement et de générer des données utiles à l’usage des agences gouvernementales, des acteurs du secteur privé et des agences multilatérales.

Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le gouverneur Babajide Sanwo-Olu a révélé que le projet serait achevé en deux ans. Il a noté qu’une fois achevé, il répondra à une myriade de défis auxquels est confrontée la production de produits agricoles dans l’État, notamment la réduction du coût des aliments et l’élimination de plus de 50 % des déchets tout au long de la chaîne de valeur, de l’exploitation agricole au transport, au stockage et au marché alimentaire.

Selon lui, l’initiative permettrait également d’améliorer le niveau d’autosuffisance de l’État en matière de production alimentaire de 18 à 40 pour cent, ajoutant que son administration est prête à relever les défis des parties prenantes dans l’espace agricole et à donner de l’espoir à la population en améliorant la qualité de vie.

D’après le gouverneur, le projet vise à mettre en place les infrastructures nécessaires pour faire face à l’augmentation de la population de Lagos, réduisant ainsi la pression sur sa capacité à se nourrir.

Le projet, a-t-il ajouté, garantira la plus grande considération pour la protection des consommateurs, tout en assurant une logistique spécialisée et des systèmes d’approvisionnement centralisés au niveau de chaque produit.

“Pour faciliter le développement, le projet a été divisé en deux phases – la phase pilote et la phase principale. La mise en œuvre de ce plan démarre aujourd’hui avec la cérémonie d’inauguration de la phase pilote, et l’objectif est de catalyser et d’attirer les investisseurs pour soutenir le plan directeur de sécurité alimentaire de Lagos. Cette phase sera développée par le gouvernement de l’État et le secteur privé, selon un modèle de conception, de construction, de financement, d’exploitation et de transfert”, a-t-il précisé.

Pour atteindre les objectifs de transformation de l’infrastructure des systèmes alimentaires, il a imploré les agences de développement concernées et les investisseurs privés de profiter de la réforme et d’investir dans l’État.

Il a également appelé les habitants d’Epe et de la circonscription sénatoriale de Lagos est à s’approprier le projet en assurant la protection des installations qui seront mises en place pour prévenir tout acte de vandalisme qui pourrait faire échouer le projet.

Dans son discours de bienvenue, la commissaire à l’agriculture, Abisola Olusanya, a exprimé l’espoir que l’énormité et la portée du projet changeront le paysage économique d’Epe et de Lagos dans son ensemble.

D’après ses mots : “Il ne fait aucun doute qu’il entraînera un afflux de services dans des secteurs tels que l’immobilier, la banque, la logistique, l’hôtellerie et bien d’autres encore. Une fois achevé, le système de sécurité alimentaire et la plateforme logistique centrale libéreront l’énorme potentiel des secteurs intermédiaire et aval de l’agriculture et de l’alimentation. Ce projet réaffirmera l’État comme la destination de marché privilégiée pour les produits agricoles le long du corridor ouest-africain.”

Le directeur de projet de l’entreprise de construction, Messrs Origin Tech Group, Samuel Joseph-Samuel, a conclu que le projet, dont le montant s’élève à 60 milliards de naira pour la première phase de développement, permettra de réduire les déchets alimentaires de 25 %.

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