La CEDEAO exhortée à légiférer sur des politiques agricoles durables

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Le Parlement de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été invité à légiférer sur des politiques visant à améliorer la volonté politique de rendre l’agriculture plus durable en Afrique.

Plus précisément, la présidente de l’Union des agriculteurs du Liberia, Josephine George Francis, a lancé cet appel alors qu’elle s’adressait au Parlement lors de la réunion délocalisée en cours du Comité conjoint sur l’agriculture, l’environnement et les ressources naturelles/les infrastructures/ l’énergie et les mines/ l’industrie et le secteur privé à Bissau, en Guinée Bissau.

S’exprimant sur le thème “Collaboration des organisations paysannes avec la CEDEAO pour la production agricole, la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre région”, Francis a soutenu que l’agriculture est une activité commerciale et qu’il est nécessaire de cultiver des aliments pour nourrir la population, exhortant les membres du Parlement (MP) à relever les défis de l’agriculture dans la sous-région.

Le président des agriculteurs a fait remarquer que la plupart des pays de la région n’ont pas respecté l’engagement d’allouer au moins 10 % des ressources budgétaires nationales à l’agriculture pour atteindre les objectifs de développement durable pour 2030.

Francis a noté que l’agriculture peut créer des millions d’emplois aux Africains, soulignant la nécessité d’une volonté politique qui ne se limitera pas à l’élaboration de politiques, mais qui garantira un cadre de mise en œuvre approprié.

Ses mots : “L’agriculture est une entreprise et nous devons cultiver des aliments pour nourrir notre population. Ainsi, notre gouvernement dans la région, en particulier en Afrique de l’Ouest, doit augmenter le budget. Nous avons également l’objectif de développement durable à l’horizon 2030 et la plupart des pays n’ont pas atteint l’objectif de porter le budget à 10 % pour l’agriculture.

”L’agriculture est une source majeure d’emplois pour des millions d’Africains. La volonté politique doit donc être présente, et les politiques doivent être non seulement écrites, mais aussi mises en œuvre. Jusqu’à ce que nous y parvenions, vous savez maintenant qu’avec le changement climatique, le coronavirus, la guerre en Russie, plus de 6 milliards de notre argent sont retournés en Russie et en Ukraine pour le minerai et le blé. Nous pouvons le cultiver ici, commençons à investir dans nos institutions de recherche, faisons en sorte que le secteur privé développe toute la chaîne de valeur agricole.”

Mme Francis a également déploré les difficultés rencontrées par les femmes et les jeunes africains en vue d’obtenir des terres à cultiver dans certains pays, et a demandé au gouvernement d’intervenir pour changer la donne, notamment pour les personnes intéressées par l’agriculture.

Elle a demandé aux députés de développer des idées qui favoriseront l’investissement dans l’agriculture et d’assurer une augmentation des allocations budgétaires dans ce secteur.

Elle a préisé : “L’accès à la terre est très difficile, les femmes veulent acheter des terres mais elles n’ont pas d’argent. Comment peuvent-elles obtenir de l’argent pour acheter des terres ? C’est une autre volonté politique. Il faut aider les femmes des différents clans à avoir des terres, aider les jeunes à avoir des terres, rendre l’agriculture attractive pour eux et ils pourront investir.

”Quant au Parlement, il dispose d’une commission de l’agriculture, il supervise le développement de l’agriculture et le ministère de l’agriculture, alors ils doivent tous se mettre autour de la table pour commencer à parler d’investissement dans l’agriculture. Ils sont les décideurs et les agriculteurs, les populations rurales, sont les électeurs qui vivent, se noient et meurent dans la pauvreté. Où est l’équilibre ? Il faut donc leur dire que la société civile dit qu’il faut s’assurer que l’agriculture offre une opportunité d’emploi et s’assurer que nous renforçons les politiques, que les budgets sont augmentés afin que nos jeunes et nos femmes puissent avoir un revenu durable pour la famille.”

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