Une frappe russe fait plus de 20 morts dans une gare du centre de l’Ukraine

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Au lendemain du 31e anniversaire de son indépendance vis-à-vis de l’URSS, jour qui marquait aussi les six mois de l’invasion russe, l’Ukraine est endeuillée par une nouvelle frappe de Moscou sur une gare du centre du pays.

L’Agence internationale de l’énergie atomique est “très très proche” d’accéder à la centrale nucléaire de Zaporijjia, située dans le sud de l’Ukraine et sous contrôle russe depuis le mois de mars, a déclaré le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, interrogé sur France 24.

La Russie a affirmé avoir tué, hier, “plus de 200 militaires ukrainiens” dans une frappe sur une gare ferroviaire dans le centre de l’Ukraine, Kiev faisant état de son côté d’au moins 25 personnes tuées.

Les responsables des bombardements russes ayant touché la gare ferroviaire et des habitations de Tchapliné “devront rendre des comptes”, a averti, de son côté, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell.

La Russie a massivement utilisé des armes à sous-munitions en Ukraine, causant des centaines de victimes civiles et endommageant des habitations, des écoles et des hôpitaux, a déclaré un organisme de surveillance.

“Des centaines d’attaques d’armes à sous-munitions menées par les forces russes ont été documentées, signalées ou auraient eu lieu en Ukraine cette année”, indique l’Observatoire des armes à sous-munitions (Cluster Munition Coalition, CMC) dans son rapport annuel. “Les forces ukrainiennes semblent également avoir utilisé l’arme à plusieurs reprises dans le conflit en cours”.

Ni la Russie ni l’Ukraine n’ont adhéré à la convention interdisant ces armes, qui compte 110 États parties et 13 autres signataires.

“L’utilisation massive par la Russie en Ukraine d’armes à sous-munitions internationalement interdites démontre un mépris flagrant pour la vie humaine, les principes humanitaires, et les normes juridiques”, a déclaré Mary Wareham, rédactrice du chapitre sur les politiques d’interdiction dudit rapport. “Une condamnation sans équivoque de l’utilisation en cours d’armes à sous-munitions en Ukraine est crucial pour renforcer la stigmatisation de ces armes et mettre fin à la menace qu’elles représentent”.

Le bilan du bombardement russe qui a frappé mercredi soir une gare ferroviaire dans le centre de l’Ukraine est monté à 25 morts et 31 blessés, a annoncé l’opérateur des trains ukrainiens. “Selon les informations de la matinée, nous avons 25 morts dont deux enfants. Trente-et-une personnes ont été blessées, dont deux enfants”, a indiqué la société sur Telegram.

Volodymyr Zelensky avait annoncé cette “frappe de missile russe” mercredi soir au début de son discours par vidéo devant le Conseil de sécurité de l’ONU, en faisant état d’un premier bilan de 22 morts. Elle a eu lieu sur la gare de Tchapliné dans la région de Dnipropetrovsk, dans le centre de l’Ukraine. Selon le président ukrainien, quatre wagons passagers ont pris feu.

Alla Denisenko vient d’avoir 85 ans. Sa fille Marina, installée au Royaume-Uni depuis 24 ans, est venue célébrer son anniversaire avec ses sœurs en dépit de la guerre. “C’était important qu’on se retrouve malgré [le conflit], d’être ensemble, se sentir en famille… Ça nous donne de la force et le sentiment que nous allons surmonter la situation”, témoigne Marina.

Un reportage de nos envoyés spéciaux en Ukraine Virginie Herz, James André et Wassim Daly.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles explosions ont été constatées à Vychgorod, une banlieue de Kiev, et à Kryvy Rig (sud), la ville d’origine du président Volodymyr Zelensky, selon les autorités locales.

Les États-Unis ont condamné mercredi le projet de la Russie d’organiser des procès à Marioupol, capturée en mai, afin d’y juger des prisonniers de guerre ukrainiens. “Ces projets de procès-spectacle sont illégitimes et une parodie de justice et nous les condamnons fermement”, a déclaré le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, dans un communiqué.

Selon Washington, Moscou vise ainsi “à détourner” l’attention de la communauté internationale face aux “atrocités commises par les forces russes en Ukraine” depuis l’invasion russe de ce pays le 24 février 2022.

“C’est presque un retour à la case départ” : six mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, blé et maïs se rapprochent de leurs prix d’avant-guerre, dans un marché qui retrouve “un point d’équilibre”.

Le scénario du pire, avec ses “ouragans de famine” redoutés par l’ONU, a été évité mais les prix restent très élevés et l’inflation menace, soulignent les analystes du marché.

Les cours du blé s’étaient envolés à près de 440 euros la tonne sur le marché européen mi-mai – le double de l’été dernier – alors que le trafic marchand était presque au point mort sur la mer Noire. Mais ils sont redescendus autour de 330 euros en août.

Au moins 22 personnes ont été tuées par une frappe russe ayant touché une gare ferroviaire dans le centre de l’Ukraine, selon un nouveau bilan annoncé en soirée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

“Pour le moment, il y a 22 morts, dont cinq personnes qui ont brûlé dans une voiture” et un garçon de 11 ans, a déclaré Volodymyr Zelensky dans son allocution du soir. Plus tôt dans la journée, il avait annoncé un bilan d’au moins 15 morts et 50 blessés, au début d’un discours devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Avec AFP et Reuters/ France 24

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