“Sauvegarder notre investissement dans le commerce des ânes” (Association des marchands d’ânes au Nigéria)

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Le président national de l’Association des marchands d’ânes, M. Dike Ifeanyi, a demandé au président Muhammadu Buhari de prendre des mesures urgentes pour sauvegarder leur investissement de 60 milliards de naira dans le commerce des ânes par le biais d’une réglementation appropriée.

Ifeanyi a lancé cet appel lors d’une conférence de presse organisée par une coalition d’organisations de la société civile à Abuja.

Il a allégué que la contrebande d’ânes, en particulier par les Chinois, a continué à avoir un impact négatif sur les bénéfices de cette activité pour l’économie du Nigeria.

Selon Ifeanyi, les activités des contrebandiers chinois dans la forêt nationale se sont poursuivies sans entrave en raison de la réglementation inadéquate de ce secteur.

Il a ajouté que la demande de biches d’ânes était élevée sur les marchés internationaux.

Il a ainsi exhorté le gouvernement à donner carte blanche au 1Nigerian Agricultural Quarantine Services (NAQS) pour réglementer le commerce et mettre fin à la contrebande d’ânes du Nigeria.

Selon lui, le commerce a commencé il y a des siècles et a été exploité d’une manière très coloniale qui a affecté notre peuple de manière drastique.

“Il est très important de noter à ce stade que l’effet de la contrebande d’ânes attelés du Nigeria vers la Chine devient très inquiétant.

“Elle a un effet multiplicateur sur l’économie de ce pays.

“Le NAQS a présenté un cadre réglementaire très solide, tel qu’il peut être obtenu dans d’autres pays d’Afrique et du monde.

“Ils ont parlé de l’élevage, de la reproduction et de la mise au pâturage de cet animal pour éviter la peur morbide d’une situation comme celle qui a été propagée par le sanctuaire de l’âne.

”Nous voulons profiter de cette occasion pour faire savoir au Nigeria que toute tentative de bâillonner le pouvoir du NAQS, qui fait un travail formidable dans le cadre de cette réglementation, est un moyen indirect d’encourager la contrebande”, a-t-il tancé.

Ifeanyi a révélé que les Chinois étaient heureux que le commerce des ânes n’ait pas été réglementé au Nigeria, ajoutant que certains fonctionnaires sabotaient les efforts du gouvernement.

Il a ajouté que des animaux comme le chameau, le cheval et l’âne, entre autres, étaient amenés au Nigeria depuis les pays voisins.
”Nous demandons donc au Président de venir sauver notre investissement de plus de 60 milliards de naira”, a-t-il plaidé.

S’exprimant au nom des OSC, M. Christian Achem, a souligné que la coalition a trouvé opportun de prêter sa voix à l’abattage des ânes et à leur exportation au Nigeria.

Achem a évoqué que le Président Buhari avait ordonné, le 21 mars, d’empêcher les étrangers de se rendre dans la forêt pour s’engager dans l’achat direct et l’abattage d’ânes au Nigeria.

Il a martelé que le mémorandum a été dûment transmis à tous les acteurs concernés de l’agro-industrie, y compris le ministère de l’Agriculture.

Il a cependant noté avec inquiétude que le ministère n’avait pas mis en œuvre la directive et avait continué à donner une approbation tacite aux ressortissants chinois pour aller dans la forêt et traiter directement dans ces entreprises.

“Nous invitons le président de la République fédérale du Nigeria, Muhammad Buhari, le Sénat nigérian et la Chambre des représentants à lancer immédiatement une enquête approfondie sur les allégations selon lesquelles le NAQS a perçu plusieurs millions de naira en guise de pot-de-vin de la part des ressortissants chinois, afin de garantir leur libération illégale. L’abattage et l’exportation d’ânes sont sans aucun doute devenus une plate-forme économique juteuse, capable d’injecter 60 milliards de nairas dans l’économie nigériane par le biais d’investissements directs. Il est également capable de créer plus de 250 000 emplois directs et indirects pour les Nigérians. Ce potentiel économique du secteur ne peut être pleinement exploité que si le secteur est bien réglementé pour servir au mieux les intérêts du Nigeria. En cette période où l’économie du pays est au bord de l’effondrement, nous attendions du gouvernement en place qu’il tire parti de ce secteur économiquement prometteur pour présenter des arguments solides en faveur de la revitalisation de notre économie. Cela lui permettra également de servir de point de ralliement pour atténuer le taux de chômage qui monte en flèche dans le pays”, a-t-il lancé.

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